pour vous épargner des démarches, et à la
bonne famille de mon cousin, peut-être des frais,
que je crois absolument inutiles. -
Je prendrai donc la liberté de vous rendre
attentif à diverses circonstances. Quarante mil-
lions de francs en 1704, auraient été alors au
moins lPéquivalent de ce qu’aujourd’hui seraient
80. Sur ce pied les orphelins de la ville d’Am-
sterdam auraient été plus riches que le gouver-
nement depuis longtems endetté et du moins
il en serait sûrement question dans les grands
et savants ouvrages, qui depuis une trentaine
d’années ont paru en France et en Allemagne
sur le paupérisme.
A l’occasion de votre lettre, Monsieur, je
viens de relire un Article détaillé sur le Pau-
périsme des Pays Bas, l’Economie politique
chrétienne du Vicomte Villeneuve-Bargemont;
Bruxelles, 1837. Loin que l’Auteur prête à la
Hollande des ressourcesi aussi considérables pour
l’entretien de ses pauvres, il avance que le
Paupérisme y a pénétré plus tôt que dans la
plupart des autres pays de l’Europe. C’est le
général van den Bosch, Gouverneur de Ba-
tavia en 1830, qui, suivant l’auteur, a été le créa-
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