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Schang-Hai Brief. Monsieur le Directeur du Comptoir d'Escompte de Paris. Shang'hai, 4 juillet 1870

Full text: "Aus meinem Leben" / Wallich, Hermann (Public Domain)

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Gräce & ces preparatifs on n’avait rien ä craindre et tout 
se passait tranquillement, pourtant les volontaires s’exercent 
tous les jours et au premier signal ils se trouveront sous les 
atmes, prets a marcher contre l’ennemi. 
‚C'est ainsi que dans un pays lointain on est force ä 
changer sa plume contre l’epee et le. fusil. 
On a excite le peuple depuis quelque temps contre les 
Etrangers et principalement contre les Francais et il faut en 
convenir avec un succ&s extraordinaire, puisque les Chinois 
qui se trouvent en‘ contact journalier avec les Europteens, 
croient que les malheureuses victimes de Tientsin ont merite 
leur mort, parce qu’ils auraient creve les yeux aux enfants 
pour en faite mEdicaments. a 
Je vous envoie sous: ce pli l’extrait de: notre premier 
journal, j’y ai souligne deux articles que je recommande a votre 
attention particuli&re. 
Si la France ne venge pas d’une maniere Eclatante ces 
massacres terribles et si elle n’etablira pas son influence d’une 
maniere durable dans P’extröme Orient, mieux vaudrait pour 
elle de s’en retirer tout A fait. 
Il faut, comme le disent les journeaux, d’ici une expEdition 
en Etat de dicter Ja paix A Pekin et apres la paix des garnisons 
de troupes europeennes dans les villes principales de la Chine, 
La Chine est assez riche pour payer tous les frais d’une guerre 
et d’une occupation des ports ouverts et C’est peut-etre le 
seul moyen pour continuer nos relations d’une mani&re süre. 
Moi et Mr. Wallich, qui malheureusement ne va toujours 
pas mieux, nous sommes aussi tranquilles comme si nous 
Etions A Paris, puisque nous avons la conviction qu'il n’y a 
rien A craindre pour le moment et les inter&ts materiels du 
Comptoir, la Chine nous d&dommagera completement de ce 
que. nous pourrions perdre dans une Emeute. 
S’il ya du danger et je n’y crois pas encore pour le moment, 
il existe pour vos agents et employers fideles, et ce n’est pas 
la premiere fois et cela ne sera pas la derniere, qu'ils auront 
exposes leur vie pour bien vous servir. 
Agreez, monsieur le Directeur, mes salutations les plus 
respectueuses. 
Le directeur 
J. Mammelsdorf.
	        
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