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Chapitre II. Institutions et établissements sanitaires de Berlin

Full text: Berlin au point de vue de l'Hygiène et de la Médecine / Gillet de Grandmont, Pierre-Anatole (Public Domain)

BERLIN AU POINT DE VUE DE L'HYGIÈNE ET DE LA MÉDECINE 27 
Il existe trois chaudières pour produire la vapeur. En fonction- 
nant 12 heures, ces appareils consomment 10 1/2 quintaux de 
bouille, soit une dépense de 18 1/2 marks (environ 23 fr.) 
Les objets sont stérilisés en 1/2 heure ; mais il faut y ajouter 10 
minutes pour la ventilation ct encofe 1/4 d'heure pour le déchar- 
sement et le chargement, de sorte qu’en 1 heure 1/4 toute l’opé- 
ration est terminée. 
Chaque appareil peut être chargé 9 fois par 12 heures, ce qui fait 
27 opérations pour les trois appareils. 
Le mètre eube d'objets à stériliserrevient à 15 pfennigs ; le public 
paye 4 marks par mètre cube; mais les indigents ne doivent au- 
une rétribution. 
Des employés vont chercher, à domicile, les objets à purifier. Pour 
cela ils revêtent un costume de toile qui tombe jusqu’aux pieds. Ce 
vêtement, au sortir de l'habitation, est désinfecté à l'acide phé- 
nique. 
Les sacs de toile destinés à renfermer les effets à stériliser sont 
aussi exposés aux vapeurs phéniquées. 
Les objets purifiés sont emportés dans des voitures distinctes de 
celles affectées aux objets à désinfecter. Les voitures sont d'ailleurs 
elles-mèmes lavées à l’acide phénique. 
Quand les objets sont disposés, et cela conformément à des instruc- 
tions très formelles, dans la chambre de vapeur où ils ont été 
déposés par les employés affectés à l'appert, ils demeurent exposés 
aux vapeurs le temps nécessaire, après quoi une sonnerie annonce 
aux gens du service des objets purifiés que ces objets peuvent 
être repris et reportés aux propriélaires. 
Les employés de l'établissement ont des habits de travail qu'ils 
endossent, après avoir pris un bain dans lequel ils doivent surtout se 
laver les cheveux et la barbe. II leur est absolument interdit d’ap- 
porter à l'établissement aucune nourriture ou boisson. 
C’est dans les classes ouvrières que l’on fait le plus souvent et de 
plus en plus usage des salles de désinfection. 
La désinfection est obligatoire, après la diphtérie, le choléra, la 
variole, la fièvre typhoïde, la scarlaline, si toutefois cette mesure est 
prescrite parle préfet de police.
	        
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