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Chapitre XII. Séances du congrès de Berlin

Full text: Berlin au point de vue de l'Hygiène et de la Médecine / Gillet de Grandmont, Pierre-Anatole (Public Domain)

AU POINT DE VUE DE L’HYGIÈNE ET DE LA MÉDECINE 131 
facile, prononce le discours qui a été analysé un pen partout ; je 
n’y reviendrai pas ; toutefois, je signalerai le passage dans lequel 
11 souhaite la bienvenue aux étrangers : 
« Soyez convaincus, leur dit-il, que dans notre pays vous serez 
accucillis comme des hôtes chers et attendus, Notre peuple sait 
bien que le médecin est le plus ardent défenseur de l'humanité; il 
est habitué à le voir partageant son temps entre l’étude et la prati- 
que, et se livrant, avec l'ardeur la plus louable et au prix des sacri- 
fices les plus grands, à la recherche de la vérité, pour le bien public 
et pour le soulagement des faibles et des malheureux. 
« La médecine en Allemagne est uné science réellement popu- 
Jaire.... 
« Notre peuple assurément est flatté dans son orgueil lorsque ses 
médecins, ses institutions sanilaires sont estimés à l'étranger ; mais 
il connaît aussi le nom des grands savants étrangers, il les respecte, 
il les honore. Il sait que la médecine est une, et que dans le mondo 
cntier, tous les médecins sont attachés aux mèmes principes et que 
tous les efforts tendent vers un même but. » 
Dans ces quelques mots on trouvera l'explication de la solennité 
que l'on avait pu donner à cette réunion de savants qui cût passé 
peut-être inaperçue, dans d’autres pays. En Allemagne la science est 
honorée ! Ses représentants jouissent de la plus haute considération * 
A ce Congrès international qui donc préside ? Le professeur Vir- 
chow, tandis que les ministres l'assistent ! Ils prennent la parole, 
mais après lui, et le thème de leurs discours porte sur le mérite qui 
revient aux organisateurs de cette fête scicntifique, et sur l'éclat qui 
doit en rcjaillir sur la ville de Berlin et sur l'empire tout entier ! 
Les délégations étrangères ayant été saluées dans le discours d'ou- 
verture, il était nécessaire que le chef de chacune de ces délégations 
répondit, par quelques mots, à cette politesse. Dès qu’un nouveau 
personnage monte à la tribune il est accueilli par des hourras puis- 
sants: mais c'est surtout lorsque notre président, le professeur Bou- 
chard, se lève pour remercier l'assemblée de l'accueil fait aux 
savants français venus « dans le dessein d'accroître les bienfaits que 
l'humanité doit à la science », que les acclamations se répètent et 
se prolongent d'unc façon significative. Il est certain que soit par 
tactique bien entendue, soit par sympathie réelle, l'assemblée veut
	        
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