Creator:
Mila, Wilhelm
Publication:
Berlin: Oehmigke, 1805
URN:
https://nbn-resolving.de/urn:nbn:de:kobv:109-1-15363854
Path:

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sculpteurs ; et les François qui s’établirent dans le plat-
pays, y cultivèrent le tabac, et firent venir fies fruits et
des légumes excellen* dans les contrées les plus sablonneu
ses, qui par leurs soins devinrent des potagers admirables.
Le commerce foula bientôt sur les blés, les bois, les étoffes
les draps et les sels. *) Frédéric I. jouit proprement des
travaux de son père; on établit une fabrique de haute-
lisse égale à celle de Bruxelles; nos galons égalèrent
ceux de France; nos miroirs de Neustadt ne le cédèrent
pas en blancheur à ceux de Venise; l’armée fut habillée
de nos propres draps. Le luxe qui régna dans les livrées,
les habits, les tables, les équipages et les bâtimens enri
chit les artistes et les manufacuriert. Frédéric-Guillau
me I. ennemi des sciences et des lettres, s’attacha en re
vanche avec une attention singulière aux progrès de l’in
dustrie nationale. 1 défendit par un arrêt sévère la sor
tie de nos laines, il établit le Lagerhaus, magasin d’eù
l’on avance des laines aux pauvres fabricant, qu’ils resti
tuent par leur ouvrage. Berlin fut comme un magasin
de Mars, tous les ouvriers qui pouvoient être employés
pour une armée y prospérèrent; et leurs ouvrages furent
recherchés de toute l’Allemagne. On établit à Berlin des
moulins de poudre à canon, à Spandau des foürbisseurs,
à Potsdam des armuriers, et à Neustadt des ouvriers qui
travailloient en fer et en cuivre. Objets des soins parti
culiers de Frédéric II, le commerce et l’industrie' prit
*) Mémoires de Brandebourg p. 4°9<
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