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Rheinsberg 1736 - 1740

Full text: Rheinsberg 1736 - 1740

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? pr�sent en �tat de vous faire rapport de son voyage d'Espagne, mais celui du lieutenant Buddenbrook s era
plus amusant, la France fournissant davantage de mati?re.
20. Februar. Ilme semble que la peur panique r?gne souvent chez vos dames, la description qu'il
vous pla�t de me faire de la derni?re, n'�tait pourtant pas sans fondement, surtout le feu ayant pris des chambres
de la Princesse. On rit quand pareils accidents sont pass�s surtout quand tout l'est heureusement. IIme semble
voir Madame Kamecke embarrass�e de ses pierrieres et tous les habits de masque �pars.
2. M�rz, Je ne m'attendis pas de la nouvelle que Buddenbrock vous a dite de l'ignorance des Fran�ais
sur les pays �trangers, ilest vrai qu'ils ont une si haute id�e des leurs, qu'ils m�prisent les autres; s'ils voyageaient,
ils deviendraient autrement. Je ne doute pas que l'Enfant prodigue sera tr?s bien repr�sent�, les acteurs �tant
bons et M. de Wolden y trouvera son r�le qu'il jouera mieux que personne. Si les dames chez vous deviennent
malicieuses, je crois qu'elles l'ont appris ? Rheinsberg. Les malices blanches sont permises.
6. A1!�rz. Le marquis de Ch�tardie a joui peu de temps des agr�ments de Rheinsberg; j'esp?re que
le capitaine Schultz sera ? pr�sent r�tabli et pourra parler de ses voyages. Je crains que sa m�moire luimanque,
s'il ne raconte tout ce qu'il a vu.
9. ITtarj. Je plains le pauvre M. de Wolden, d'avoir eu une attaque d'apoplexie ... Le marquis de
Ch�tardie vous aura pu dire des nouvelles d'ici; il fait bien de vous mettre en train de danser, ce qui est bon
pour la sant�.
\2> M�rz. Le marquis de Ch�tardie n'aura pas peu contribu� a entretenir la joie; je ne suis pas
surprise qu'il s'arr?te trois jours a Rheinsberg. Je me fais une id�e des charmantes saillies dont vous me faites
mention. Vous verrez dans peu Madame de Kannenberg qui aidera ? animer votre soci�t�.
{6.M�rz. Les pi?ces qu'il vous a plus de me communiquer m'ont fort amus�e et quoique Chasot ne soit
pas des meilleurs po?tes, ilest divertissant. On voit que Jordan est plus fait sur de telles mati?res et son
�loge du punch m'a paru tr?s joli. Je n'en parle qu'apr?s l'affirmation qu'en donne M. de Brandt. Obligez-moi
de me faire part des autres feuilles qui para�tront.
M�rz, Je me r�jouis que M. et Madame de Kannenberg sont ? pr�sent ? Rheinsberg. J'esp?re
que les feuilles qu'ils y feront� viendront jusqu'? moi.
September, /'ai ri 6e bon cceur 6e l'oraison fun?bre 6e la 6elunte Mmi; elle est keureuse 6'avoir
pu 6onner une sc?ne r�cr�ative apr?s �a mort et dnasot a fait 6es merveilles.
2\. September. Si tout le monde vous connaissait comme moi, on voudrait ne point vous quitter; c'est
je crois ce qui fait que votre ville de Rheinsberg doit devenir plus grande par ses habitants, qui s'y rendent
pour vous voir et admirer. Gargantua lui conviendra avec le temps par la grandeur qu'elle aura.
9� (Dftober. Je vous crois quitte de vos occupations de kuppin et crois que par votre pr�sence vous
avez ramen� la joie ? Rheinsberg. Le portrait que Pesne fait de la Princesse, ne peut qu'?tre beau, un visage
aussi agr�able ? peindre fournit ? l'art un sujet qui ne peut que r�ussir.
\2. Oktober. L'arriv�e de ma Kamecke vous a fait plaisir, elle pourra suppl�er elle et sa s?ur, la
Wartensleben 1, ? l'absence de M. de Wolden et de sa femme. Enfin votre soci�t� augmente et vous pla�t.
22. Gktober. La musique aura fait plaisir aux Miroquois; je les admire d'en juger et je m'�tonne
qu'ils ont �t� plus port�s pour Quantz, qui cependant ne l'emporte pas sur Graun, de qui la voix et la m�thode
est des plus charmantes. Ce prince a ce que je comprends, ne s'est pas encore corrig� ? alt�rer la v�rit�; il
e^t ? plaindre que sa m�moire lui fait faux bon dans ces occasions. Je me fais un plaisir de lire plusieurs fois votre
Epitre sur l'humanit�; c'est votre chef-d'?uvre, cependant je ne sais, si sur l'erreur vous pourrez aussi bien r�ussir.
2. November. Iue ne 6ira sur l'^pitre que vous lui 6estine2^.
1Die �ltere Zchwester lier Albertitte von Ramecke. � 'Epitre ? mon fr?re vom 23. November 38-
$ol)rii30Ucrn.3afert)U$ 1916. '2
        
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