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Rheinsberg 1736 - 1740

Full text: Rheinsberg 1736 - 1740

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5. Oktober. Si vous ne me faisiez part de vos r�cr�ations, je crois que je perdrais l'usage de rire; je
vous ai obligation de ne pas l'oublier surtout en lisant la tonnerre oubli�e dans ?dipe, Je crois que votre
fabrique de porcellaine sera charmante et qu'elle ne sera pas si ch?re que celle de Dresde; dumoins on pourra
l'avoir plus t�t ce qui est un grand agr�ment. J'ai lu avec plaisir la pi?ce que vous m'avez communiqu�e;
j'ai admir� l'esprit de l'auteur et ses r�flexions m'ont charm�e.
6. �ftober. Je ne doute pas que la cour de Mirow fera ce qu'elle pourra pour vous bien recevoir; ces
bonnes personnes seront charm�es de se voir honor�es de votre pr�sence. Je vois que vous suivez assez le
culte des anciens Romains qui �taient plus port�s pour les aust?res divinit�s que pour les nouvelles, honorant
mon portrait de ce nom.
\%, Vktober. Madame de Kannenberg m'a fait part qu'elle se rendrait demain ? Rheinsberg.
\6, Gktober. Je connais de quel agr�ment est la lecture et sais la peine qu'en donne une qui pla�t et
instruit, de la quitter; l'�tude <�e Cic�ron 1 est de celles-l? ... Je crains de faire un crime de vous tirer de
ces amusements; malgr� tout ce que vous me dites, une solitude telle que la v�tre surprendrait, si je ne vous
connaissez pas, cependant une bonne compagnie est d'un grand secours.
20. (Dftober. L'aventure de vos vers me surprend; quoi, on croit Chasot l'auteur! II a raison de le
souhaiter, et il fait bien de se l'imaginer, mais c'est vous faire tort et je croirais presque les esprits de chez
vous "aussi embrouill�s que les n�tres d'ici. La Critique historique de la philosophie 3 est autre chose que vous
vous imaginez . .. L'auteur ne se nomme point et n'a fini que trois tomes pour voir s'il agr�era. Je lis le
dernier et fais comme vous l'?tes avec Cic�ron, que je vas commencer, afin de pouvoir ?tre ? port�e de
m'entretenir avec vous. Je suis ravie que vous avez M. et Madame de Kannenberg; un secours pareil de compagnie
si agr�able en vaut bien d'autre, le major Stille ne doit pas la g�ter.
2^. (Dftober. L'histoire tragique dont vous me faites part, m'a fait fr�mir. Quelle mar�tre d'avoir voulu
tuer son fils! Quelle d�natur�e! On ne croirait pas que le monde peut porter de tels monstres. Mais je reviens
au Prince de Mirow; ila grande opinion de lui-m?me et se vante ? ce que je vois assez effront�ment de faveurs, qu'il
n'a jamais re�ues; on voit par l? son peu de g�nie et quine s'appliquant ? rien, vient aux mensonges pour se produire.
7, Hopembei". Votre gazette m'a fait rire, surtout l'ombre de C�sar m'a paru particulier. Pesne vous
doit avoir rendu mon portrait,
(0. November. J'admire tout ce que vous y dites (in feinem Briefe) de la cour; tout m'y para�t tel et
je vois les craintes de courtisans que vous savez si bien peindre, mais l'�tat que vous mettez en apostille est
charmant et j'y reconnais la vie qui est men�e a Rheinsberg, o? tout rit et pla�t.
\8, November. Votre muse est d'un go?t o? iln'y a rien a dire. Pesne en doit ?tre glorieux 3. Votre
lecture doit ?tre amusant.
20. November, Je suis curieuse, comme votre piquenique s'est pass� et si chaque puissance �trang?re
a bien soutenu son r�le. Je suis s?re que vous aurez occasion de rire sans que le Pape ait en besoin de fulminer,
J'avouerai qu'une pareille f?te ne me serait pas venue dans l'esprit quoique je la trouve des mieux invent�es.
\738, 5. Februar. Je souhaite que mon don Brandt puisse contribuer tant par son esprit que par la
musique 4, cependant vos occupations de plans et cartes g�ographiques est un tr?s grand passetemps. Pesne est ici.
\2. Februar. La cour de Mirow contribuera en dansant a perdre l'haleine, et Chasot par son industrie.
J'ai ri de celle qu'il a mise en pratique pour payer les huit gros de port. Le lieutenant de Buddenbrock aura
de quoi soutenir la conversation en parlant de son voyage.
\$, Februar. C'est avec plaisir que je vois que la peur de Chasot a donn� occasion de rire, il ne
devrait pas craindre les voleurs n'ayant que les puisse attirer chez lui. J'esp?re que le capitaine Schultz sera
1 &kexo$ ?nsculaucn und Vnefe waren eins der ?ieb[ingsbiid?et des Kronprinzen. � a Das Wctt mat {7*>i erschienen. �/"
Pie Epitre ? Pesne vom 8. Uooeml>� [757. �- * Er spielte bas Cello.
        
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