Path:
Rheinsberg 1736 - 1740

Full text: Rheinsberg 1736 - 1740

77
\9- November. Quant ? vos (der 2T?arfgr�f?n) petites dissensions 1 domestiques, je connais assez par
exp�rience ce qu'en vaut l'aune. Pour peu qu'un artisan soit habile, l'orgeuil et l'impertinence s'associent ? son
savoir et les indignes compagnons de son m�rite font ordinairement souffrir le ma�tre, qu'il sert. Les pr�tentions
augmentent ? mesure que leurs fantaisies se croient autoris�es par leur habilit�j et leur cupidit� ne trouve point
de bornes. Avec ces belles qualit�s se m?le un grain de basse jalousie, qu'ils honorent du titre de g�n�reuse
�mulation. Cette g�n�reuse �mulation rend ordinairement ennemis jur�s les rivaux de gloire et voil? la guerre
allum�e. On apaise ce feu pour un temps, mais on ne peut l'�teindre et t�t ou tard il en faut venir ? la
s�paration, Pour moi, je suis soigneux de les pr�venir et j'aime toujours plut�t les chasser que de d�pendre
de leurs caprices. M.Benda des enfants d'Apollon, est assez sage ? pr�sent et je dois louer leur bonne con-
duite, quoique je ne sois pas s?r qu'elle ne sera pas de dur�e.
22. November. Ver Kronprinz schreibt an voltaire.
26. November. J'a� �t� oblig� de me faire saigner par une r�pl�tion de sang assez violente et qui
m'aurait pu ?tre fatale. J'avais lieu d'appr�hender quelque suffocation mais ce qui m'incommodait le plus, c'�taient
des insomnies et battements de c?ur insupportables. La saign�e m'a fait assez du bien mais plus qu'elle, le r�gime
d'eaux auquel je me suis mis. Quantz est parti la semaine pass�e. Je m'attends dans peu a quelque nouvelle
s�dition parmi les enfants d'Euterpe. J'ai lu pour m'y pr�parer la retraite du peuple Romain au Mont-Sacr�
et j'�tudie l'apologue de Men�nius Agrippa pour m'en servir si l'occasion le requiert.
\9* Dezember. Si je savais que mes symphonies ne vous stem Grafen von kippe) aient pas d�plu, je
pourrais vous en envoyer encore une; je n'en ai fait que deux ? cause qu'elles ne sont pas d'un usage aussi
fr�quent que les concerti pour la fl?te.
1?59, l5. Februar, ?)ter ist heute ein miserables Wetter gewesen und besorgen die Wirte, da� es dieses Jahr
nicht ein so gutes Jahr sein m�chte wie das vorige.
55. Februar. On ex�cutera le concert (des Grafen van kippe) ce soir J'ai examin� les parties qui me
paraissent fort justes, et la composition tr?s pure. Je me vois de retour ici o? je suis comme s�questr� hors
du monde, dans une solitude, o? les grands hommes de l'antiquit� et les savants modernes me tiennent compagnie.
16. Februar. Depuis que je suis ici, ma sant� commence ? se remettre, Je suis plus tranquille et je
puis me servir avec plus de commodit� des rem?des n�cessaires que cela ne se pouvait a Berlin. Nous n'avons
gu?re de monde ici et notre carneval ne consistera cette ann�e qu'en musique comme a l'ordinaire, et peut?tre
quelque dal extraordinaire. Je me remets ? pr�sent ? l'�tude qui me tient lieu de tout autre plaisir. Le m�rite
principal de notre genre de vie consiste dans la tranquillit� et dans l'uniformit� de nos occupations.
25. Februar. J'ai parl� beaucoup de votre (der Markgrafin) sant� ? Superville 2, qui est ici. Me revoil?
dans ce lieu de repos apr?s lequel j'ai tant soupir� a Berlin. J'ai le plaisir de jouir des agr�ments de la vie
sans craindre que quelque chien enrag� ne m'insulte ou que quelqu'un me fasse une avanie. Nous dansons
aujourdhui secourus par la digne cour de Mirow et nous enverrons promener tout chagrin quelconque. J'ai
attrap� une cantate de votre fa�on, qui sera ex�cut�e ici.
28. Februar. Her f)rmz von 2.Nirow ist dieser Cage hiergewesen und hat uns invitiret nach Mirow zu kommen;
wir werden Donnerstag �ber acht Tagen hin�bergehen.
11 Schon im Dezember, als die Markgr�fin ihm ihre Hot mit ihre� Musikern gelingt hatte, hatte er ihr geschrieben: �Mes virtuosi
exercent tr?s souvent ma patience; il y a toujours quelque s�dition ? calmer et quelque caprice ? vaincre. Benda est le plus intraitable de
tous; c'est le chef des rebelles et sur lequel je suis oblig� d'avoir le plus l'?il. Le meilleur moyen qu'il y a pour les mettre en raison,
est de ne les point trop flatter et de leur faire entendre qu'il n'y a point d'exceptions de la r?gle g�n�rale pour les musiciens et que tout
le monde- devait ?tre raisonnable." Franz Benda, geb. (709, war seit 5?32 beim Kronprinzen.
� * Zuperville, geb. (696, seit (737
teibarzi in Srtltti. Auf Sitten des Kronprinzen war er Juli und August l.738 zur kranken Markgr�fin von Bayreuth geschickt worden,
der er �ine sehr ung�nstige Charakteristik von ihrem Vruder entwarf, (vgl. deren Memoiren in der Vraunschweiger Ausgabe 2, 277.)
(D?tobei 1738 war er tu HlTeinsberg. Mai U3<� ging er wieder nach Vayreuth un�t blieb dan� im Dienste der Marsgr�fin.
        
Top of page

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.