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Zur literarischen Tätigkeit Friedrichs des Großen

Full text: Zur literarischen Tätigkeit Friedrichs des Großen

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plac�. Il abandonna sa patrie et v�nt philosopher tran-
quillement ? Leyde. IIy composa sa �P�n�lope",
ouvrage pol�mique contre les m�decins, o?, ? l'exemple
de D�mocrite, ilriait de la vanit� et du ridicule de sa
profession. Ce qu'il v eut de singulier, c'est que les
m�decins m?mes, dont la charlatanerie s'y trouve d�-
peinte avec d'assez vives couleurs, ne purent s'emp?cher
d'en rire; marque certaine que le livre �tait plus plai-
sant que malin.
place, et vint philosopher tranquillement ? Leydc, II
v composa sa �P�n�lope", ouvrage pol�mique contre
les m�decins, o?, ? l'exemple de D�mocrite, ilplai-
santait sur la vanit� de sa profession. Ce qu'il v eut
de singulier, c'est que les m�decins, dont la charlatanerie
y est d�peinte au vrai, ne purent s'emp?cher 6'en rire
eux -m�nes en le lisant; ce qui marque bien qu'il se
trouvait dans Vouvrage plus de gaiet� que de malice.
M. La Mettrie ayant perdu de vue ses h�pitaux
et ses malades, s'adonna enti?rement ? la sp�culation
de la philosophie: ilcomposa son �Homme machine",
ou plut�t il jeta sur le papier quelques pens�es fortes
sur le mat�rialisme, qu'il s'�tait sans doute propos� de
mettre dans un meilleur ordre. Cet ouvrage, qui devait
d�plaire ? des gens qui, par �tat, sont ennemis d�clar�s
des progr?s de la raison humaine, r�volta tous les
pr?tres de Leyde contre l'auteur: calvinistes, catholiques
et luth�riens oubli?rent que la consubstantiation, le libre
arbitre, la messe des morts, la communion sous les
deux esp?ces les divisaient; ils se r�unirent tous pour
pers�cuter un philosophe qui avait, de plus, le malheur
d'?tre fran�ais, dans un temps que cette monarchie
�tait en guerre contre [Leurs Hautes] Puissances.
M. La Mettrie ayant perdu de vue ses h�pitaux
et ses malades, s'adonna enti?rement a la philosophie
sp�culative; il fit son �Homme machine", ou plut�t il
jeta sur le papier quelques pens�es fortes sur le mat�-
rialisme, qu'il s'�tait sans doute propos� de r�diger.
Cet ouvrage qui devait d�plaire a des gens qui, par
�tat, sont ennemis d�clar�s des progr?s de la raison
humaine, r�volta tous les pr?tres de Leyde contre
l'auteur: calvinistes, catholiques et luth�riens oubli?rent
en ce moment que la consubstantiation, le libre arbitre,
la messe des morts et l'infaillibilit�du pape les divi-
saient; ils se r�unirent tous pour pers�cuter un philo-
sophe qui avait, de plus, le malheur d'?tre fran�ais,
dans un temps que 2 cette monarchie faisait une guerre
heureuse ? Leurs Hautes Puissances.
Les titres de philosophe et de malheureux furent les
motifs qui engag?rent le Roi d'accorder ? M.La Mettrie
un asile et une pension. Il vint a Berlin au mois de
f�vrier de l'ann�e 1748, o? il fut re�u membre de
l'Acad�mie royale des sciences. 11 composa ? Berlin
deux ouvrages de m�decine, l'un sur la �Dyssenterie"
et l'autre sur 1',,Asthme", les meilleurs qui aient �t�
�crits sur ces deux fl�aux du genre humain. Ilcomposa
quelques autres ouvrages sur diff�rentes mati?res de
philosophie; mais ce n'�taient que des id�es jet�es sur
le papier a tout hasard et qu'il s'�tait propos� d'exa
miner. Son libraire les fit imprimer, et ilen demanda
la suppression. "
Le titre de philosophe et de malheureux fut suffi-
sant pour procurer a M.La Mettrie un asile en Prusse,
avec une pension du Roi. Il se rendit a Berlin au mois
de f�vrier de l'ann�e 1748, o? il fut re�u membre de
l'Acad�mie royale des sciences. La m�decine le revendiqua
? la m�taphysique, et ilfitun trait� de la �Dyssenterie"
et un autre de 1',, Asthme", les meilleurs qui aient �t�
�crits sur ces cruelles maladies. Il �baucha diff�rents
ouvrages sur des mati?res de philosophie abstraite qu'il
s'�tait propos� d'examiner, et par une suite des fatalit�s
qu'il avait �prouv�es, ces ottvrages lui furent d�rob�s ;
mais il en demanda la suppression, aussit�t qu'ils
Parurent.
M. La Mettrie mourut dans la maison de mylord
Tyrconnell, (ministre] 1 pl�nipotentiaire de la France,
auquel il avait rendu la vie. Ilsemble que la maladie,
ayant �prouv� souvent que l'art de cet habile m�decin
M. La Mettrie mourut dans la maison de mylord
Tyrconnell, ministre pl�nipotentiaire de France, auquel
ilavait rendu la vie. Ilsemble que la maladie, connaissant
a qui elle avait affaire*, ait eu l'adresse de l'attaquer
1 Vas Wort fehlt in der Vorlage.
� *
?uvres: o?.
�
� Zuerst schrieb der K�nig im Anschlu� a� den ersten Entwurf: �ayaul
�prouv� si souvent l'habilit�".
        
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