Path:
Vom Hofe König Friedrichs I. aus den Jahren 1709 - 1711

Full text: Vom Hofe König Friedrichs I. aus den Jahren 1709 - 1711

56
obligeantes et la gronda bravement. J'ai �t� ce matin chez la Reine ? l'�glise, o? Porst a fort bien pr?ch�.
Le Roi s'est trouv� mal cette nuit et il m'a dit qu'il avait eu des vapeurs. Le nouveau m�decin, qui s'appelle
Brunner 1, a veilli avec Gundelsheim, ils sont encore bons amis ensemble ... La Reine a envoy� un pr�sent
au Grandmattre qui l'avait d�j? refus� quatre fois; le pr�sent ne vaut que trois ou quatre cent �cus 2 ... Le
Roi et la Reine iront ? Charlottcnbourg 3 et les bourgmaistres traiteront.
25. Mai. Le Roi a �t� ? Charlottenbourg; on a fait les m?mes c�r�monies comme la premi?re fois
que j'y fus men�e 4. Monsieur de Blaspiel 5 a harangu� la Reine.
2?./ 28. Mai. J'ai �t� aujourdhui ? Charlottenbourg faire ma cour au Roi6. Je lui ai trouv� fort mauvais
visage et ilne fait que se plaindre. La Reine para�t fort embarrass�e, quand le Roi me parle et comme cela
ne lui plaisait pas, elle me demanda toujours si vous m'avez �crit, comme si elle voulait que je lui fisse vos
compliments. Je l'ai trouv�e fort distraite et ne sachant pas elle m?me ce qu'elle me dirait. Je fais toujours
comme vous m'avez �crit, et comme vous dites qu'il faut caresser le Diable, afin qu'il ne fasse point de mal.
Je vous ai �crit hier mardi (28.) tout ce qui se passe a Charlottenbourg; aujourdhui j'ai appris que le Roi
n'aimait pas tant la Reine comme l'on le croyait; il est vrai qu'elle se donne fort des airs de favorite . ..
Le Roi ne se portant bien hier, ne soupa pas; j'ai envoy� Bock 7 aujourdhui avec une lettre pour savoir de ses
nouvelles. Ilm'a r�pondu le plus obligamment du monde et m?me ? la fin de sa lettre ilmet; Votre tr?s
humble et tr?s d�vou� p?re, chose qu'il n'avait point encore fait.
Du mois de mai et juin. J'eus l'autre jour une conversation avec la Reine sur le sujet de la Margrave
de Bareit^ de ce que son beau -fils ne l'aimait pas, parce qu'elle pr�tendait avoir tant de choses du vieux
Margrave. La Reine me dit: �Je ne comprends pas comment une belle-m?re peut tant pr�tendre, quand elle
dit l?-dessus qu'il y avait une si grande conformit� entre les catholiques et les Luth�riens que ceux-l? ne faisaient jamais aucun mal ? ceux-ci,
I,e Roi t�moigna sa surprise de ce que la Reine pouvait ?tre dans ce sentiment, et demanda ? Madame la Princesse Royale ce qu'elle en
pensait. S. A. R. r�pondit qu'elle �tait effectivement Luth�rienne qu'elle ne ha?ssait pas les catholiques y ayant d'honn?tes gens, mais qu'elle
trouvait leur doctrine et cr�ance fort oppos�e ? la sienne. La Reine dit l?-dessus avec chaleur: Je vois que vous ne savez pas bien ce que
vous croyez. La Princesse r�pliqua, que la Reine se trompait, qu'elle ne pr�tendait point faire la savante mais que Dieu lui avait fait la
gr�ce d'?tre bien inform�e de la religion. Le Roi se mit entre deu*, gronda la Reine, en lui disant qu'elle devait avoir honte de faire para�tre
des sentiments si �tranges ... ce sont de petites disputes qui vont parfois jusqu'aux aigreurs, mais le Roi est bient�t apais�" (2(. Niai).
Pic Unterhaltung hatte noch ein Nachspiel: �Apr?s que le Roi se( fut retir�, la Reine avait t�moign� avec chaleur ? Madame la Princesse
Royale, qu'elle s'apercevait, que la Princesse agissait ? son �gard suivant l'esprit de la cour d'FIannovre, qui lui voulait beaucoup de ma.l,
t�moin les lettres que Madame l'Electrice avait envoy�es au Roi, qui lui �taient fort injurieuses et que le Roi avait montr�es ? Madame la
Princesse Royale. S. A. R. r�pondit ? ceci, que la r�ponse qu'elle avait donn�e au Roi contenait son v�riuhle sentiment touchant la religion
et celle des Catholiques-Romain?, en quoi elle croyait n'avoir rien avanc� qui put toucher la personne de la Reine, quant aux lettres surdites
qu'il �tait vrai que le Roi les lui avait montr�es qu'elle ne pouvait pas elle m?me approuver la d�marche de Madame l'Electrice ? cet �gard,
que Madame l'Electrice avait eu l'intention d'agir dans cette rencontre en belle-m?re el en amie du Roi, en lui communiquant des avis qui
lui �taient venus dailleurs, qu'on pouvait pardonner quelquechose ? son grand �ge et a l'amiti�, qu'elle avait pour le Roi ... il est ais� de
juger de tout ceci que difficilement v aura-t -il une confiance r�ciproque entre la Reine et Madame la Princesse Royale" (25. l?�ai).
1
��Peileii S. K.m. sich eine Zeit anbero unp��lich befunden, so haben sie bei Kurpfalz 3lufudmug get^an da� dem ?eibme?>icc>
Snumer erlaubet sein m�ge zu komme� um selbigen zu ccmfulttren, Er ist vorgestern zu Potsdam angekommen, so da� S. K.NI. also jetzt
mer ITCefctiros um sich haben" (18. Mai). Er reiste am 28. Mai mit einen� Geschenk von (000 Dukaten wieder ab. � 3 �Die Kronprinzessin
h�lt sich von des (Sranbma�tres von Hatnetfe Devotion versichert �ni� kann sich barauf verlassen. Die K�nigin lie� ihm tnftnuiren, da�
sie ihn gerne beschenken trolle, wenn sie nur w��te, was ihm genehm sei, worauf er 311 verstehe� giebt, da� er nichts annehmen weide"
(N. Mai). � 3 �Her K�nig sind willens der K�nigin alle tandh�ufer nach einander zu zeigen; obgleich Charlottenburg das n�chstgelegene ist,
so wird es doch vor das letzte und so 311 sage� de bonne bouche reservirel" (23. April). �5.K.M. werben morgen die K�nigin jum ersten
male nach Charlottenburg f�hren, dcrowcgen daim 311 3-K.M. R�ception allda Anstalt gemachet wird. Die I^^ntion ist nunmehr allda
zu verbleiben, wennschon 5. K,M. �och eine Tour nach Potsdam un& nach ?ebmn thlm d�rften, weil die K�nigin noch verlangen tragen
die herb ei3enlust, deren mau wegen des schlimmen Wetters nicht genie�en k�iine�, 311 haben" (21.Mai). � 4 Die Kronprinzessin war
vor ihrem Einz�ge in Berlin (70G am 4. Dezember in (ttjarlottenbiirg unter gro�en Feierlichkeiten empfangen worden. � " Der anfangs
des 3a?jres zum (SeueralEoinmiffarius ernannte Iahanu Moritz van Vlaspil.
�
8 Am 21, der K�nig, �der die sericusen 3ti�cke nicht liebte",
lie� ihr 311 Ehren auf dem Charlottenburger Theater die Kom�die: Crispin m�decin auff�hren. � T leibj�ger und V�chfenfpanner des
Kronprinzen. � " Elisabelh-^ophie, verwitwete Herzogin von Kurland, des K�nigs Stiefschwester, geb. (6?^; (7o3 dritte Gemahlin des
Markgrafen Christian �Ernst von Bayreuth (geb. \&6ni)\ aus dessen zweiter The lebten au�er zwei �lteren T�chtern noch Georg�
Wilhelm (geb. (678).
        
Top of page

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.