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Aus den Briefen der Königin Sophie Dorothea : IV. Aus den Briefen an den Kronprinzen Friedrich

Full text: Aus den Briefen der Königin Sophie Dorothea : IV. Aus den Briefen an den Kronprinzen Friedrich

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pouvais avoir le bonheur de la revoir, avant cinq ans que je m'en suis trouv�e priv�e, et remarquant la peine,
qu'elle ressent de se trouver priv�e de sa famille. Je crois que cela lui ferait plaisir, si je venais lui faire une
surprise, surtout ne sachant point, si dans d'autres temps les circonstances me seront plus favorables de profiter
de ce bonheur, de lui rendre mon devoir. Je me suis propos� pour cet effet de faire une petite course ? Berlin
et d'en choisir le temps apr?s les P�ques (\0. April), Je n'en ai encore rien mand� de mon projet ? la Reine-
m?re avant que de savoir l?-dessus votre agr�ment Je compterai alors de ne m'y arr?ter tout au plus que huit
ou dix jours et de ne prendre avec qu'une tr?s petite suite sans le moindre embarras. C'est dans cette vue
que j'ai en m?me temps profit� de vous demander la permission de loger au ch�teau et si vous le trouvez bon,
je serai bien aise d'habiter les appartements polonais, puisqu'ils sont plus proches de ceux de notre ch?re m?re
et que je serais plus a port�e de lui faire souvent ma cour."
Ende M�rz^ kam die Nachricht nach Berlin, der K�nig und die Prinzen h�tten Aantonnementsquartiere
bezogen; es war alfa der baldige Beginn der Feindseligkeiten zu bef�rchten, wie hatte sie beim Friedensschlu� \7^5
Gott gedankt, da� er ihr ihre drei S�hne gesund und wohlbehalten aus dem Ariege hatte zur�ckkommen lassen, und
jetzt hatte sie alle vier im Felde. Vie Folgen der Aufregung blieben nicht aus, Anfang April wurde ihr Zustand
bedenklich, die schwache nahm so 511, da� man das Schlimmste f�rchtete; am [7. schrieb Prinzessin Amalie dem Prinzen
von Preu�en, der Zustand der tttutter sei hoffnungslos; am Hofe war alles in Sorge, die regierende K�nigin verschob
ihre Ueberfteblung nach Zch�nhausen. Am Abend des 26. kam die Herzogin Charlotte in Berlin an, sie brachte, um
ihrer Mutter eine Freude zu machen, ihre zwanzigj�hrige Tochter Karoline mit. Sie konnte sich der Tr�nen nicht
erwehren, als sie den trostlosen Zustand der Mutter sah; erst am 29. schrieb sie dem K�nig: ,Je m'�tais flatt�e
beaucoup en arrivant a Berlin de trouver la Reine, notre ch?re m?re, presque r�tablie, cette consolation et
l'unique ressource que je pouvais esp�rer de me trouver ici capable de soulager en quelque fa�on la sensibilit�
de votre cruelle absence, satisfaisaient mon esprit mais quel contrecoup affreux pour moi, lorsque j'appris tout
le contraire, ma s?ur Am�lie m'ayant pr�par�e auparavant de voir la Reine, que je la verrais dans un �tat
tout a fait diff�rent que celui que je me T�tais imagin� effectivement. Je vous avoue naturellement que j'ai �t�
frapp�e, lorsque la Reine me fit entrer et que j'aurais eu de la peine ? la reconna�tre, si l'on ne m'avait
pr�venue. C'est avec un c?ur p�n�tr� d'une vive douleur que je suis oblig�e de vous dire qu'elle est dans un
�tat tr?s faible, fort accabl�e et languissante, n'ayant presque aucune force et ne pouvant prenant presqu'aucune
autre nourriture que celle que Eller lui a prescrite pour la soutenir. Cependant elle conserve toute la force de
son esprit et sa m�moire, auxquelles je ne trouve aucun changement, avec sa bont� qui lui est si naturelle et
que vous connaissez. Vous pouvez ais�ment vous imaginer tout ce que je souffre de la voir dans une si triste
situation et combien il m'en co?te de me surmonter devant elle, afin qu'elle ne s'aper�oive point de mon trouble
et de mon affliction, qui n'est point ? s'exprimer. Les gr�ces qu'elle me t�moigne malgr� sa triste sant�,
augmentent ma tristesse. J'ai la gr�ce de d�ner tous les jours avec elle, ma s?ur Am�lie et Caroline. Je t�che
de la distraire autant que je puis pour l'amuser, quoiqu'il m'est fort difficile de r�ussir. Les bonnes nouvelles
qu'elle apprend surtout celles qui vous regardent, lui touchent le plus et c'est ce qui lui fait le plus de plaisir;
malgr� tout cela depuis que je suis ici, elle a eu deux jours qu'elle se trouve un peu soulag�e, ma s?ur le
trouve aussi qui est plus accoutum�e de la voir que moi; si l'on pouvait se flatter que cela f?t durable, on
pourrait esp�rer son parfait r�tablissement mais comme cela se change souvent jusqu'? pr�sent, je ne trouve
point que l'on v peut faire fond,"
Ver Einmarsch der preu�ischen Aolonnen in B�hmen war ohne Schwierigkeiten erfolgt, auch der Vormarsch
auf Prag ging gl�cklich vonstatten. Ende April schrieb der A�nig seiner Mutter: ,Mes lreres et moi nou� nous
1 Am a. Februar oder M�lz schreibt ste dem K�nig; ,Je me trouve trop heureuse de pouvoir soulager les pauvres bless�s. Vous
ne m'en devez aucune obligation. Je me fais un v�ritable plaisir de les soulager et s'il se peut que j'en ai encore pour envoyer de ces
bandages et charpi, j'ordonnerai k l'envoyer. Je le regarde comme un devoir.
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