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Aus den Briefen der Königin Sophie Dorothea

Full text: Aus den Briefen der Königin Sophie Dorothea

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l.6. September, Je viens de recevoir la lettre, que vous m'avez �crite .. . Non, rien ne me saurait ?tre
plus sensible que tout ce que vous me mandez. Je vois bien que vous ne m'aimez plus, puisque vous voudriez
vous s�parer de mois, mais vous pouvez croire que je ne vous quitterai jamais. Je vous aime trop, mon cher
mari, quoique vos mani?res ne soient pas comme elles devraient ?tre pour moi. Je ne m�rite point cela, je
ne sais, quelle imagination vous vous faites sur mon chapitre que je ne vous aime pas. Je ne vous aime que
trop, je m'en aper�ois a pr�sent, car je suis si touch�e de la mani?re dont vous en agissez envers moi que
je suis persuad�e que vous vous repentirez de tout ce que vous me faites. Si vous continuez de m?me, vous
serez bient�t quitte de moi par la mort, que je ne pourrais �viter, car mon c?ur est si triste, qu'? peine
puis-je trouver des termes assez, pour vous l'exprimer. Est-il possible que vous ne serez jamais pour moi,
comme il faut? que sont devenues vos promesses de ne changer jamais pour moi. Je cro�s que c'est une
antipathie que vous avez pour moi, car sans cela vous verriez bien, que je ne m�rite point tout ce. que vous
aviez fait envers moi. Revenez, mon cher mari, et revenez bien pour moi . . . Je vous prie de revenir sur
mon chapitre et que nous vivions comme autrefois. Rendez-moi r�ponse.
\6. 5eptember. J'ai re�u votre lettre qui m'a fait bien de plaisir, puisque vous v paraissez un peu revenu
des sentiments, que vous aviez pour moi, en partant hier d'ici. J'esp?re que vous reviendrez ? la lin tout ? fait
et verrez le tort que vous me faites, depuis que nous sommes mari�s; mais je ne sais, si j'ose m'en flatter,
parce que vous prenez toujours tant de plaisir ? me chagriner, que je crains que vous ne commencerez a m'aimer
que quand il n'en sera plus temps; mais je souhaite que quand je serai morte, celle qui doit venir en ma place,
soit plus heureuse. Vous dites qu'il v a des personnes qui vous ont noirci dans mon esprit; si vous les
connaissez et que vous m'aimiez, vous me feriez le plaisir de me les nommer et de les faire venir dans notre
pr�sence, pour les faire jurer, si cela est vrai, mais je sais bien au contraire, que tous ceux, qui me connaissent,
pourront faire serment que j'ai cherch� et cherche tout ce qui peut vous plaire. Je suis malheureuse de ne
pouvoir gagner votre confiance avec toutes mes complaisances. Je crois que je vous en dis assez; je vous en
fais juger vous m?me. Examinez votre conscience devant Dieu, j'esp?re qu'alors vous vous repentirez d'avoir
tant tourmente par vos faux soup�ons une personne aussi innocente que moi.
\7. September. J'ai re�u la lettre que vous m'avez fait le plaisir de m'�crire. Je suis ravie que vous
?tes revenu des sentiments que vous avez contre moi. Je suis persuad�e que vous vous repentez de m'avoir
caus� ce chagrin et surtout dans un temps, o? ilne faut point en avoir, ? cause que je suis accouch�e; cependant
je rends gr�ce ? Dieu de n'avoir rien a me reprocher et d'avoir la conscience nette. Je ne vous ai rien mand�
des enfants, puisque ilparaissait que vous ne vous en souciez gu?re; ils se portent, gr�ce ? Dieu, fort bien.
Der folgende, undatierte Brief liegt f�lschlich bei einem vom (2. April \7{5, er geh�rt, wie es scheint, in
eines der beiden vorhergehenden 3a*?rc oder nach \7\6*
,Mon tr?s cher et aimable mari. Quoique je vous aie d�j? �crit aujourd'hui, je ne peux m'emp?cher
de le faire encore u^e. fois. Je commence a me trouver incommod�e par de petites douleurs qui m'en font
craindre de plus grandes, et comme on ne sait jamais, de quelle mani?re les choses pourront aller, vous me
permettez bien, mon tr?s cher mari, de vous dire adieu, en cas que le bon Dieu veuille disposer de moi.
Je vous recommande nos chers enfants, que je vous prie d'aimer toujours et qu'en les regardant vous vous
souveniez quelque fois de leur m?re, qui vous quitte, si Dieu le veut ainsi, avec le c?ur le plus tendre que
jamais femme a eu pour son mari. Oui, mon cher Wilke, si je meurs, c'est avec la satisfaction d'avoir fait
toujours mon devoir envers vous fid?lement et de toute mon �me et si j'aimanqu� en quelque chose, c'est que
vous ne m'avez pas assez aim�e, pour me faire conna�tre votre volont� que j'ai toujours ador�e, ne trouvant de
plaisir au monde que ce qui peut vous plaire. J'esp?re, mon cher mari, que vous en ?tes persuad�, au moins
vous devez; l'?tre, quand vous examinerez, comme j'en ai toujours agi envers vous et comme je vous ai toujours
aim� �galement dans les bons moments et dans les mauvais que j'ai pass�es. J'appelle les mauvais ceux o?
        
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