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Neue Briefe an Friedrich den Großen aus der Zeit des Siebenjährigen Krieges

Full text: Neue Briefe an Friedrich den Großen aus der Zeit des Siebenjährigen Krieges

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Prinz Heinrich an den U�nig. VII.
[Leipzig d�cembre 1757.]
Ohne Anrede.
Toutes les nouvelles diff�rentes que je re�ois, s'accordent que les ennemis sont tranquilles dans leur quar-
tier. Laudon doit-?tre parti pour Vienne, o? les premiers g�n�raux de l'arm�e se sont rendu, on assure m?me
qu'un tr?s grand nombre d'�quipages a d�fil� pour Vienne. Le corps de trois ? quatre mille hommes n'est point
march� sur Erfurt, comme je vous l'avais �crit, mais apr?s s'?tre avanc� sur Saalfeld ils se sont repli�s sur Saal-
burg et se sont mis en petits poste[s] pour couvrir la Francon�e. Je conjecture que lennemi appr�hende que
nous fassions une incursion dans l'Empire, et que c'est cette raison qui sert de sp�cieux pr�texte aux Autrichiens
pour vivre aux d�penses des princes de l'Empire, Au reste, si un corps de troupes des Autrichiens passe par
l'Empire pour tomber sur le Prince Ferdinand [de Brunswig], ilest indubitable que vous en serez averti ? temps.
Ilme parait d'ailleurs, que c'est leur dessin de faciliter les subsistances aux troupes qu'ils prendront des
quartiers dans les cercles de Pilsen qui n'a (fol) point souffert et pour �pargner celui de Buntzlau et K�nigin-
gratz, ces cercles ayant �t� expos�s aux livraisons pour les troupes qui ont �t� sur les fronti?res de la Sil�sie,
II se peut aussi qu'ils distribuent leur troupes suivant les arrangements qu'ils voudront prendre pour la campagne
prochaine, et que les pays de Gotha et de Weimar leur paraissent propre pour leur fournir des subsistances,
pour agir avec une arm�e en Thuringe o? ils seront a port�e de seconder ou d'?tre second�s par les Fran�ais.
Tandis que la grande arm�e pousserait sur Dresden, pouvant subsister moyennant l'Elbe et que les corps
agiraient contre la Sil�sie, il est certain qu'ils veulent �tablir pendant l'hiver une communication de leurs troupes
avec les Fran�ais. Mais comme ces quartiers sont fort �loign�s et qu'il leur faut du temps pour s'assembler
sans compter l'inconv�niant des subsistances, ainsi je crois que l'hiver se passera tranquillement. Mais comme
la s�curit� est dangereuse� ainsi je prends toutes les pr�cautions contre les surprises, soit par les espions que
je t�che d'avoir et les patrouilles de nos postes avanc�s, et aussi par l'instruction que j'ai donn�e aux corps
les plus �loign�s, comment ils doivent s'assembler et agir suivant toutes les circonstances que j'ai pu pr�voir
arriver. Je ne sais point d'autres pr�cautions ? prendre et il faut abandonner le reste a la fortune qui est
souvent ma�tresse des �v�nements.
J'ai lu avec bien du plaisir et de la reconnaissance la pi?ce 1 que vous daignez me communiquer, j'ai
trouv� le syst?me militaire des Autrichiens mis au jour et tous les usages qu'on peut mettre en ?uvre contre
ce syst?me d�velopp�, il est difficile d'�tablir des principes assur�s contre un ennemi qui, par la grande
sup�riorit� du nombre, a la facilit� de mettre en usage des entreprises multipli�es qui ont des corps de troupes,
contre lesquels il[n']y a souvent pas m?me un d�tachement. Avant cette guerre on aurait dit qu'il est impossible
de r�sister ? tant d'ennemis joint a l'art que les Autrichiens mettent a faire la guerre. Vous avez su r�soudre
ce probl?me. Deux campagnes de suite, et d�truite l'opinion qu'on a du naturellement avoir. Je souhaite du
fond de mon c?ur que celle-ci soit aussi heureuse, je ne doute plus de rien, apr?s les grands exemples que
nous avons vus, mais si [Me folgenden Worte sind abgeschnitten) et si je me laisse entra�ner a juger humainement
de l'avenir, alors j'avoue que j'aper�ois de grandes difficult�es et qu'il n'est pas apparant, que nous nous trouvions
? la fin d'une autre campagne dans la situation actuelle.
Les agr�ments de la solitude sont tr?s grands lorsqu'on l'emploit, mon tr?s cher Fr?re, comme vous
fa�tes, peu de personnes ont le bonheur ou pour mieux dire la sagesse d'en conna�tre les charmes. Mais pour
parler franchement, je dois vous avouer que l'int�r?t que je prends a votre sant� me porte a souhaiter que vous
ayez plus souvent du monde, puisque les trop grands occupations nuisent a la sant� et, si le monde n'amuse
pas toujours, ila du moins cet avantage qu'il oblige l'esprit a s'�loigner des pens�es qui l'occupent.
Vie Relation �ber die Zchlacht bei teuttzen, die Friedrich an Heinrich am 12. Dezember i?57 schickte. Pol. Corr. XVI, Y5�>.
Y�hcnioll�n.^�hrl>�ch I?I2. 4
        
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