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Neue Briefe an Friedrich den Großen aus der Zeit des Siebenjährigen Krieges

Full text: Neue Briefe an Friedrich den Großen aus der Zeit des Siebenjährigen Krieges

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est arriv�. Nous allons enfin finir cette triste ann�e. Ah mon cher Fr?re, si celle o? nous allons entrer ne
devait pas ?tre heureuse pour vous, je souhaite qu'elle mette fin ? ma carri?re. Je ne vous dirai point les v?ux
que je faits, pl?t au Ciel qu'au prix de mon sang et de ma vie ils soient accomplis. J'aime mieux mille fois
mourir que de souffrir encore les tourments que j'ai endures.
Une paix glorieuse peut seule me tranquilliser, tous les royaumes du monde ne valent point votre vie,
pour laquelle je suis dans de continuelles alarmes. Vous la passez bien tristement dans le meurtre et le carnage.
Malgr� votre gloire je connais trop votre c?ur pour ne pas repr�senter combien il souffre de tant de sang
vers�. Que de reproches n'ont pas ? se faire qui en sont la cause! L'hypocrisie et Ja superstition ne leur
ont pas inspir� l'humanit�. Je crois que s'ils peuvent suivre leur inclination le malheur des humains ne
cessera pas si t�t.
Je crains que ma lettre ne devienne d'un trop grand volume. Je vous supplie d'?tre persuad� de tous
les sentiments les plus tendres de mon c?ur et du profond respect avec lequel je serai ? jamais
Mon tr?s cher Fr?re
votre tr?s humble et tr?s ob�issante
le 29 de Dec. 1757. s?ur et servante
Eigenh�ndig. Wilhelmine.
Wilhelmine, Markgr�sin von Vayreuth, an den A�nig. II.
Mon tr?s cher Fr?re
Deux lettres comme je viens de recevoir de votre part op�reraient sur moi le miracle de Lazare, si
j'�tais dans son cas. Oh mon cher Fr?re, si quelque chose m'attache ? la vie, c'est vous, et quoique [je] sente
une grande indiff�rence pour l'extinction de mon ?tre, je souhaiterais pour cette fois d'�tendre ma carri?re pour
vous voir heureux et content. Le c?ur me dit que vous le serez et que vous humilierez la foule d'ennemis
qui vous environnent. Mais malgr� cette confiance je vous avoue que je suis continuellement en inqui�tude et
que mon �tat est plus triste du c�t� de l'esprit que du corps. Vous me grondez encore mon cher Fr?re 1, mais
comment ?tre tranquille quand on [voit] tout ce qu'on aime expos� aux plus grands dangers? Pour ce qui me
regarde, j'attends avec r�signation la d�cision de mon sort. Je souffre beaucoup, mais je commence ? m'ac-
coutumer aux souffrances.
Heureusement ma t?te a �t� toujours libre, ce me procure du moyen de faire des r�flexions s�rieuses et
de m'occuper quelques fois avec des bagatelles, mais le cher fr?re est toujours mon point de vue et son
image est si fort grav� dans mon c?ur qu'elle n'en sortira qu'avec ma vie; �tant avec un tr?s profond respect
Mon tr?s cher Fr?re
le 20 d'�out 1758. votre tr?s humble servante
Eigenh�ndig. Wilhelmine,
Friederike, Markgr�sin
-Witwe von Ansbach, an den R�nig.
Mon tr?s cher Fr?re III.
Anim�e par une joie extr?me sur les nouvelles confirm�es de la glorieuse victoire 2 que mon cher Fr?re
vient de remporter sur une nation barbare, est bien le fait le plus grand et le plus heureux qui s'est manifest�
1 Ver Vrief ist vermutlich die Antwort auf Friedrichs Brief vom 9. August. pol.Corr. XVII,50192. ... J'ai �t� plus mort que
vif en recevant votre lettre ma ch?re s?ur, mon Dieu, quelle �criture! ... Quoi, toute malade et infirme que vous ?tes, vous pensez ? tous
les embarras o? je me trouve? En v�rit� cela en est trop. � a Zorndorf, 25. August t*58.
        
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