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Friedrich der Große am Schreibtisch

Full text: Friedrich der Große am Schreibtisch

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Le Roi crut devoir mettre ? profit des
dispositions si favorables, et le comte
de Solms fut charg� le 20 de f�vrier (771
de sonder la cour de Russie sur le partage
d'une partie de la Pologne entre les trois
cours et de le lui faire envisager comme une
mesure de n�cessit� pour maintenir la balance
entre la Prusse et la maison d'Autriche,
et comme un moyen de d�dommager en
m?me temps la Russie des frais de la guerre.1
Cette ouverture se fit ? temps; car, apr?s
avoir tout examin�, c'�tait le seul exp�dient
pour �viter une guerre g�n�rale et pour con-
tenter tout le monde. La Russie avait droit
de pr�tendre des d�dommagements pour [s1]in-
demniser 5 des frais que lui avait co?t�s la
guerre des Turcs; elle ne pouvait s'agrandir
du c�t� de la Valachie et de la Moldavie,
sans se commettre avec l'Autriche; mais elle
pouvait s'indemniser aux d�pens de la Po-
logne. On pouvait contenter la cour de
Vienne eu lui donnant une partie limitrophe
de la Hongrie, et le Roi pouvait joindre ?
ses Etats un morceau de la Pologne qui le
s�parait de la Prusse royale; de sorte que
la balance des pouvoirs entre ces puissances
demeurait la m?me par des agrandissements
proportionn�s ? ce nivellement politique.
Cette ouverture se fit? propos; car apr?s
avoir tout examin�, c'�tait l'unique moyen
qui rest�t d'�viter de nouveaux troubles et
de contenter tout le monde. La Russie
pouvait s'indemniser de ce que lui avait
co?t� la guerre avec les Turcs > et au lieu
de la Valachie et de la Moldavie, qu'elle ne
pouvait poss�der qu'apr?s avoir remport�
autant de victoires sur les Autrichiens que
sur les Musulmans, elle n'avait qu'? choisir
une province de la Pologne ? sa biens�ance,
�ans avoir de nouveaux risques ? courir; on
pouvait assigner ? l'Imp�ratrice-Reine une
province limitrophe de la Hongrie, et au
Roi ce morceau de la Prusse polonaise qui
s�pare ses LtotS de Ja Prusse royale; et par
ce nivellement politique, la balance des
pouvoirs entre ces trois puissances demeurait
? peu pr?s la m?me.
N�anmoins, pour s'assurer davantage de
l'intention de la Russie, le comte de Solms
fut charg� d'examiner si ces paroles �chapp�es
? l'Imp�ratrice avaient quelque solidit�, ou
si elles avaient �t� prof�r�es dans un moment
d'humeur et d'emportement passager. Le
comte de Solms trouva les sentiments par-
tag�s sur ce sujet. Le comte Panin qui avait
fait d�clarer, au commencement des troubles
de la Pologne, que la Russie maintiendrait
l'indivisibilit� de ce royaume, sentait de la
r�pugnance pour ce d�membrement; ilpromit
n�anmoins de ne s'y point opposer, si l'affaire
passait au Conseil. Mais l'Imp�ratrice �tait
flatt�e de l'id�e qu'elle pourrait sans danger
�tendre les limites de son empire ;ses favoris
et quelques ministres qui s'en aper�urent, se
rang?rent de son sentiment, de sorte que le
projet de partage passa ? la pluralit� des
voix. On annon�a au roi de Prusse la r�so-
lution qui venait d'?tre prise, comme un
exp�dient qu'on avait imagin� pour le d�-
dommager des subsides qu'il avait pay�s ? la
Russie.
Le comte de Solms fut charg� de sonder
le terrain pour savoir si des paroles peut-
?tre �chapp�es ? l'imp�ratrice de Russie
pourrai[en]t avoir quelque solidit�, et pour
voir quel parti on en pourrait tirer. IItrouva
Les sentiments �taient partag�s ? Peters-
bourg sur cette mati?re, Le comte Panin
qui avait engag� sa souveraine ? d�clarer d?s
le commencement des troubles de Pologne
qu'on maintiendrait ce royaume dans toute
l'�tendue de ses possessions, r�pugnait ? l'id�e
d'un d�membrement, il*la regardait comme
contradictoire avec ces assurances , et ce
ministre ne d�guisa pas sa fa�on de penser
sur ce sujet, en promettant n�anmoins de ne
pas s'y opposer, si l'affaire passait dans le
Conseil. L'Imp�ratrice� d'un autre c�t�,
paraissait ?tre flatt�e 8 de l'id�e d'�tendre les
fronti?res de son empire, et le favori* et
quelques autres courtisans se d�clar?rent pour
le m?me sentiment, de sorte que, l'affaire
ayant �t� propos�e, il fut r�solu qu'on entre-
rait dans les vues du Roi, et qu'on saisirait
cette occasion pour d�dommager l'alli� de la
Russie des subsides qu'il lui avait fournis
pendant la guerre.
les sentiments partag�s sur cette mati?re.
Le comte Panin qui avait d�clar� au com-
mencement des troubles de la Pologne
qu'on maintiendrait ce royaume dans toute
l'�tendue de ses possessions, r�pugnait ?
l'id�e de ce d�membrement, et quoiqu'il ne
d�guis�t pas sa fa�on de penser sur ce sujet,
ilpromit n�anmoins de ne s'y point opposer,
si l'affaire passait au Conseil. D'autre part,
l'Imp�ratrice paraissait flatt�e de l'id�e
d'�tendre son empire, de sorte que le favori
et quelques autres ministres se d�clar?rent
pour le m?me sentiment. L'affaire passa
donc ? la pluralit� des voix. On fit en-
visager au Roi ce parti qu'on venait de
prendre, comme un moyen dont on se servait
pour le d�dommager des subsides qu'il avait
pay�s ? la Russie,
Zchon Me erste fl�chtige Vergleichung zeigt, wie eng sich K�nig Friedrich an seine Vorlage angeschlossen hat;
nicht nur einzelne Wendungen, sondern ganze S�tze sind, fast Wort f�r Wort ober doch dem Sinne nach, �bernommen,
Hei�t es im �Extrait": Zener schritt der Vesterreicher �donna lieu ? la n�gociation du trait� de partage" �
Friedrich schreibt: �occasionna"* Diese Abh�ngigkeit erstreckt sich aber nicht nur auf Satzblldungen und Wort�, sondern
auch auf Wiederholung von Angaben �ber Tatsachen un& historische Zusammenh�nge selbst dort, wo jene Angaben
nicht einmal v�llig zutreffen, wenn es im �Extrait" so dargestellt wird, als ob Me Besetzung der Zips und der
Ztarosteien San&ec usw. durch die Vesterreicher auf einmal erfolgt sei � wir h�rten, da� tats�chlich Jahresfrist zwischen
dem Einmarsch in der Zips und der Besetzung der �brigen Gebiete lag �,als ob ferner schon ihre Besetzung
1 Vorlage: paix: von Fmckenstein korrigiert: guerre.
� *
vorlag�: qu'il.
� *Vorlage: se flatter; von Finckenftem korrigiert:
?tre flatt�e.
� * Graf Gregor Vrlow.
� * Vorlage: rindemoiser. .
�o�ttijoilttttO?lfrlmd� 1909. 5
        
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