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Zur Kindheits- und Erziehungsgeschichte Friedrich Wilhelms II.

Full text: Zur Kindheits- und Erziehungsgeschichte Friedrich Wilhelms II.

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Je lui expliquais tous les articles l'un apr?s l'autre, et, ayant remarqu� qu'il avait fort bien compris
mon intention, je lui en donnais une copie pour l'avoir toujours devant les yeux. Comme on y tient toujours
la main et qu'on ne se rel�che sur aucun article, Votre Majest� ne saurait croire quel effet miraculeux cela a
produit. Non seulement le Prince est plus gai, avant la confiance bonne, mais il commence aussi ? sentir
la douce satisfaction qu'il yak remplir son devoir. De plus il a fait preuve de bravoure en dernier lieu en
tirant deux coups de pistolets, ce qu'il continuera pour en venir au fusil et aux petits canons, tout cela servant
de pr�paration pour ne pas craindre le bruit des grandes pi?ces. Je suis etc.
a Lerlin ce 26 6'avril 1752.
darauffolgende Antwort des A�nigs vom 23. April 1?52:
J'ai vu avec beaucoup de satisfaction par votre lettre du 26 e de ce mois que les moyens dont vous
vous ?tes servi pour corriger le jeune prince de ses mauvaises habitudes, vous ont si bien r�ussi et j'approuve
parfaitement qu'apr?s avoir inutilement tent� la douceur, vous en soyez venu aux voies de fait. Je m'attends aussi
que d?s que vous verrez que le Prince donne de nouveau dans les m?mes travers que ci-devant, vous ne lui
fassiez aucun quartier et que sans beaucoup de fa�on vous en veniez a des corrections s�v?res, soit par les
verges, soit par d'autres moyens convenables. Car, dans ce cas-l?, ilne faudra point traiter le prince autrement
que comme un particulier de son �ge.
3.
5ire.
La conduite du Prince Fr�d�ric varie beaucoup, et, comme il est dans cet �ge critique o? l'esprit se
doit d�terminer a quelque chose, je suis d'autant plus sur mes gardes pour le corriger de quelques d�fauts
trop inv�t�r�s. La chose est assez difficile, puisque il n'est pas de ces enfants qu'on m?ne comme on veut,
au contraire, c'est un enfant qui raisonne et qui s'est form� un syst?me fort suivi pour se rendre ind�pendant
si la chose �tait possible. Pour parvenir ? mon but, il m'a sembl� qu'il fallait deux choses, beaucoup de
s�v�rit� jusqu'? ce qu'on l'ait amen� a. un certain point, et une enti?re s�paration de son fr?re. Le Prince
n'est pas fort susceptible [non plus] d'amiti�, car je ne sais personne qu'il aime v�ritablement, si ce n'est Votre
Majest� et la Reine r�gnante, et tout ce qui partira de la, portera certainement coup (sic). Pour ce qui est
de laisser les deux fr?res ensemble, je crains qu'il ne se g�tent r�ciproquement. Ily a trop de disproportion
dans leurs �ges. J'ai m?me pens� a ne faire venir chez lui d'autres enfants que tr?s rarement, et le faire plut�t
hanter de[s] gens raisonnables. Si l'on voulait donner quelques ann�es a l'�ge tendre et ? l'enfance du Prince, on
pourrait mieux r�ussir et on n'aurait pas a caindre d'avoir fait pousser trop t�t cette jeune plante, mais j'ai ? faire
a un public fort impatient, ildemande le parfait� et pourtant personne n'a de bonne m�moire ? fournir l?-dessus. (?)
S'il parle ? un �tranger des curiosit�s de son pays, on veut qu'au lieu de cela ildevait s'informer des
moeurs de cette nation et du gouvernement politique, enfin, ? force de pr�tendre l'impossible, je ne sais souvent
que r�pondre, d'autant plus que ces reproches viennent quelques fois de personnes les plus respectables. Je
sais que je ne risque rien a dire a Votre Majest� les choses comme elles sont, et je ne crains pas non plus
que: cela fasse un effet d�savantageux pour mon illustre �l?ve. Ilfaut lui rendre justice qu'il a fait quelques
fois des efforts qui promettaient qu'il changerait tout ? fait, les m?mes circonstances peuvent revenir et la
raison fortifi�e de plus en plus produira heureusement une r�volution totale dans sa conduite. Je suis etc.
a Lerlin ce 1 6'aout 1752.
Antwort des ASnigs: Potsdam, d. H. Aug. ;?52.
Quoique j'aie �t� assez content du contenu de la lettre que vous m'avez fait le 1" de ce mois et que
je sois bien persuad� que vous ne laissez manquer aucun soin ni application pour donner au Prince qui vous
est confi� l'�ducation convenable, je p�n?tre cependant fort bien les difficult�s qui peuvent s'�lever ? cet �gard,
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