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Zur Kindheits- und Erziehungsgeschichte Friedrich Wilhelms II.

Full text: Zur Kindheits- und Erziehungsgeschichte Friedrich Wilhelms II.

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qu'on lui proposait pour l'apaiser, ils'en trouvait un ? son gr�. Je me h�tai d'y mettre ordre et j'y r�ussis,
I! commen�a a inventer lui-m?me ses jeux et ? s'amuser de tout.
Ilest vrai qu'il donne a toutes ses ex�cutions un air de justice contre lequel je n'ai rien ? r�pliquer,
mais il n'all?gue rien 'de bon aussi pour justifier le plaisir qu'il v prend. Ilpara�t cependant s'adoucir
insensiblement, mais illui reste encore une esp?ce de duret� envers ses gens et un ton d'aigreur quand il leur
ordonne quelque chose que je n'ai pu enti?rement corriger jusqu'? pr�sent.
Comme il est assez ordinaire aux jeunes gens de suivre plut�t les mani?res de ceux qui les �l?vent
que leurs pr�ceptes, ce penchant du Prince ? la s�v�rit� m'a oblig� a rel�cher beaucoup de la mienne dans
les cas o? d'ailleurs elle e?t �t� convenable; et c'est un article qui, ce me semble, ne doit pas ?tre perdu de vue
dans les progr?s de l'�ducation.
Docilit�. J'ai pu d'autant plus s?rement n�gliger la s�v�rit� dans l'�ducation du Prince qu'? moins
de quelques circonstances particuli?res elle ne fl�chit point. Ilest tr?s sensible aux bons traitements et en lui
parlant avec douceur et bont�, on est presque s?r de le faire c�der au lieu que la s�v�rit� le r�volte, l'aigrit
et le rend plus inflexible; la crainte du ch�timent ne le fait c�der qu'? la derni?re extr�mit�. Je crois avoir
remarqu� que c'est de cette disposition d'esprit que naissait son opini�tret�. Elle �tait extr?me au commence-
ment et aujourd'hui je dois dire ? sa louange qu'on n'en aper�oit presque plus la moindre trace. Ilest vrai
que ce qu'il veut, il le veut assez fortement, mais il entend raison, et pourvu qu'on lui en donne de bonnes,
il est tr?s rare qu'il s'obstine ? insister. Il ne se paie point de d�faites et je me suis fait une loi de ne le
jamais tromper l?-dessus� pour ne pas lui rendre l'esprit faux ou l'accoutumer a des mauvaises finesses.
La col?re. Le Prince s'est consid�rablement chang� sur l'article de la col?re. Ilm'a souvent
racont� que dans la premi?re enfance il�tait un premier N�ron, et qu'il aurait voulu faire trancher la t?te ?
tous ceux qui ne faisaient pas ce qu'il voulait. Ils'est humanis� peu ? peu. IIavait l'habitude d'�gratigner
ceux qui l'avaient mis en col?re ou de s'�gratigner soi-m?me les joues s'il ne pouvait rien faire de pis; il en
est insensiblement revenu. Il ne laisse pas d'?tre encore fort prompt, mais son premier mouvement de
vengeance se r�duit a me toucher la main ou le pied et cela si l�g?rement et avec si peu d'affectation qu'il n'y
para�t point. Ce n'est qu'au feu du visage et ? ses yeux qu'il tient alors tourn�s sur moi, qu'on peut remarquer
son intention. Mais au reste iln'est pas rancunier; si dans le plus fort de son emportement je le prends par
la t?te et que je le baise, il se met ? rire et ? verser quelques larmes. Je n'ai observ� qu'un cas unique
o? ila gard� son ressentiment tr?s longtemps. L'�t� pass�, pour l'engager a ?tre moins compos� a la cour,
je lui fis accroire qu'un jeune Anglais qui l'avait vu a Monbijou avec le petit Prince Henri, l'avait pris pour
un page du Prince son fr?re. Ce pr�tendu affront le mit dans une telle col?re qu'il ne cessa d'y penser tout
le soir et de dire que cet Anglais �tait un impertinent. Ill'a vu depuis lors plus de six mois de suite et a
chaque fois qu'il l'aper�oit encore actuellement, ilme dit: voil? mon ennemi, tout ce que j'ai cru lui dire pour
excuser l'ignorance de cet Anglais, n'a pu l'apaiser enti?rement.
Le courage. In diesen: Abschnitt behandelt Veguelin Me schon h�ufiger erw�hnte Furcht des Prinzen vor
Donner und 23% Er �berwindet sie allm�hlich. Als er aber von der Wirkung des Donners im Magazin zu
Breslau h�rte, kehrte die alte Furcht wieder. �Le temps y fera plus j'esp?re que toute autre chose."
La hardiesse. Il v a aussi sur cet article une esp?ce de contradiction. Le Prince aime ? voir
toutes sortes de personnes et ilira aborder sans la moindre peine des gens qu'il ne conna�t point. Ilme fait
des plaintes contre ses gens en leur pr�sence et semble m?me affecter de prendre ce temps-l?. Il dit tr?s
na?vement et avec beaucoup d'assurance ses sentiments sur tout sans embarrasser de plaire ou de d�plaire ?
ceux dont ilparle. Mais d'un autre c�t�, il�vite autant qu'il peut d'entrer en conversation avec des personnes
qui ne lui sont pas famili?res et soit habitude ou timidit�, il s'en tire le plus laconiquement qu'il lui est
possible. J'esp?re que le temps fera plus sur cet article que toutes les exhortations.
ta�
        
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