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Zur Kindheits- und Erziehungsgeschichte Friedrich Wilhelms II.

Full text: Zur Kindheits- und Erziehungsgeschichte Friedrich Wilhelms II.

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demande de l'application le g?ne et par cela m?me lui d�pla�t. Dans cette disposition d'esprit, ilr�p�tera
vingt fois une p�riode de six mots sans la retenir au lieu qu'il a appris sans s'en apercevoir une centaine
de vers d'Horace et de Virgile, simplement pour les avoir �crit de sa main et les avoir relus lorsque la
fantaisie lui en venait sans que je l'exigeasse. Il continue encore d'�crire tous les jours dans un livre une
sentence de quelque po?te latin; et son amusement favori pendant qu'on le frise c'est de relire ce livre qu'il
appelle son ouvrage , . . (Der erste Eindruck haftet bei ihm; h�rt er einmal eine falsche Bezeichnung, so l��t
er nicht von ihr.)
Le jugement. Le Prince a la conception tr?s bonne, l'esprit juste et le discernement fin. Comme
tous ses sens sont aussi parfaits qu'ils peuvent l'?tre, je ne doute point que ses id�es ne soient aussi fort
nettes. Je l'ai accoutum� de bonne heure ? ne se pas payer de mauvaises raisons et a ne rien admettre pour
vrai sur ma simple autorit�. Il a si bien saisi ce principe qu'il serait tr?s difficile actuellement de lui en
imposer sur des choses qu'il est a sa port�e d'approfondir. Cependant je ne le crois pas exempt des pr�jug�s
de l'enfance, quoiqu'il en ait beaucoup moins que d'autres de son �ge; la vivacit� et le d�faut d'attention
des enfants font qu'ils ne saisissent pas toujours exactement ce qu'on leur raconte; leur imagination travaille
pendant qu'on leur parle et joint souvent des id�es fausses ? celles qu'on veut exciter en eux. J'ai �t� souvent
surpris d'entendre le Prince raconter ? d'autres des traits que je lui avais cit�s quelque temps auparavant;
j'avais peine ? les reconna�tre, tant son imagination les avait alt�r�s. Le mal est que les enfants ne d�couvrent
pas assez leurs id�es et ce qui se passe en eux. Le Prince m'a avou� plus d'une fois qu'il s'�tait tourment�
plusieurs jours de suite ? deviner le sens d'un mot ou d'un discours qu'il avait entendu, avant de se r�soudre
a me le demander, quoique je l'aie encourag� d?s le commencement a, me questionner surtout, par mon
attention ? ne jamais n�gliger de r�pondre s�rieusement aux questions les plus pu�riles; mais c'est comme il
me l'a dit lui-m?me qu'il voulut avoir la satisfaction de trouver seul ce qu'il cherchait.
La vivacit�. Quant a la vivacit�, si par l? on entend cette �tourderie qui fait agir ou parler les
enfants sans r�flexion, ilne l'a point. Si on entend les mouvements imp�tueux qui exposent ? tous moments
les enfants ? s'estropier il est beaucoup moins vif que d'autres. Mais si c'est ?tre vis que d'?tre sans cesse
en action, d'entendre ? demi mot, d'avoir l'esprit pr�sent, de pr�voir de loin, de savoir se retourner sur le
champ a chaque changement de circonstances, de voir tout d'un coup d'oeil, de p�n�trer les sentiments d'autres,
de sentir la finesse d'une repartie, de saisir les beaux endroits d'un ouvrage qu'on entend lire, d'?tre f�cond
en allusions ing�nieuses, en exp�dients et en tours spirituels pour parvenir indirectement a son but, je ne crains
point de dire que le Prince a cette vivacit� la ? un tr?s haut degr�, et qu'il n'y a que la timidit� et l'habitude
de se composer qui l'emp?chent de se montrer tel qu'il est en public ou devant des personnes qu'il respecte.
Je lui ai vu composer et repr�senter en m?me temps des com�dies et des op�ras de son cr?, divis�s en actes
et en sc?nes, qui auraient fait honneur ? un enfant de dix ans.
Caract?re moral. A l'�gard du caract?re moral, ilsemble qu'apr?s avoir �tudi� ce Prince pendant
trois ans et cela dans un �ge si tendre, je devrais le conna�tre ? fond. Cependant je ne me vanterai pas de
le savoir parfaitement, soit que l'�ge et l'�ducation le changent ou que la dissimulation le d�guise, j'y ai
remarqu� des contradictions qui m'ont plus d'une fois mis en d�faut. Je l'ai vu pleurer 2 la vue d'un chien
�tranger qui �tait en danger de se noyer dans la Spr�e� et sa joie fut inexprimable lorsqu'il le vithors de p�ril.
Ily a quelques mois que j'eus une attaque de fi?vre; le premier mouvement du Prince fut en l'apprenant
de se r�jouir de ce qu'il pourrait jouer avec son valet de chambre. Mais d?s qu'il apprit que j'avais eu un
�vanouissement, ilperdit toute envie de jouer. Ilvint me voir les larmes aux yeux et ne voulut plus ni jouer
ni me quitter.
36verite et numeur. >V l'�ge 6e trois ans le ?rince �tait extr?mement inquiet et 6e mauvaise kumeur.
lout a coup ilcessait son pour commencer a criailler; cela continuait jusqu'? ce qu'entre le� amusements
        
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