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Zur Kindheits- und Erziehungsgeschichte Friedrich Wilhelms II.

Full text: Zur Kindheits- und Erziehungsgeschichte Friedrich Wilhelms II.

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La lecture. Quant ? la lecture, c'est ce qui a co?t� le plus de peine au Prince, et en quoi ses
progr?s ont le moins r�pondu ? mon esp�rance. J'ai essay� outre le bureau typographique 1 tous les jeux
et toutes les m�thodes dont j'ai pu m'aviser. J'ai cru lui faciliter la lecture en n'obligeant point ? �peler, et
je crois encore que cette m�thode est la moins p�nible pour un enfant. Mais par malheur il �tait d�j?
accoutum� aux noms des lettres, et d'ailleurs il avait une r�pugnance marqu�e pour cette occupation sous
quelque forme qu'on la lui proposait. Cependant il est parvenu enfin ? force de temps et d'exercice ? lire
passablement bien. en. fran�ais et en allemand. Illirait m?me parfaitement bien s'il pouvait y donner son
attention, J'ai d'autant moins voulu le presser qu'outre que cela e?t pu le rebuter, j'ai cru devoir m�nager
ses yeux, qui bien que tr?s bons fatiguent ais�ment et s'emplissent d'eau d?s qu'il les tient un peu longtemps
fix�s sur un objet.
La prononciation. Au reste sa prononciation est fort nette, surtout en fran�ais, et je n'ai pas lieu
de craindre qu'il b�gaie. Il est vrai qu'il ne parle pas toujours bien intelligiblement en allemand etc. . . .
. . . (das hat seinen Grund darin, da� ei zu fr�h zu sprechen begonnen hat und nun viele Worte verst�mmelt
und verk�rzt.)
L'�criture. En attendant que l'on p?t donner un ma�tre d'�criture au Prince, j'ai voulu essayer de
lui abr�ger les difficult�s, en lui guidant la main; et il s'y est pr?t� tr?s volontiers, parce que cet exercice
passait sous le nom d'amusement. Quoiqu'il n'y ait pas donn� beaucoup d'attention, et que le plus souvent
sa main f?t passive, il est pourtant parvenu ? avoir la main assez ferme pour �crire seul avec la plume ce
que je craionne.
La g�ographie. Depuis un an le Prince n'a pas fait de grands progr?s en g�ographie. Comme
la nouveaut� lui pla�t et l'amuse, c'est alors que ses progr?s sont plus rapides; insensiblement son attention
diminue; ilen est de ses �tudes comme de ses jeux, i! s'en lasse et s'en d�go?te. De sorte que le meilleur
exp�dient serait peut-?tre, apr?s avoir vari� ses exercices de toutes mani?res, de les suspendre quelque temps,
jusqu'? ce qu'ils regagnent le m�rite de la nouveaut�. Et comme d'ailleurs le Prince aime ? entendre lire
les relations de voyage, cela l'engage ? jeter souvent les yeux sur ses cartes.
L'histoire. Comme l'histoire demande un �ge plus m?r, je me borne ? apprendre au Prince la suite
des empereurs par si?cle avec quelques traits propres ? les caract�riser. J'esp?re que cela lui pourra servir
d'�poque chronologique pour y rapporter l'histoire particuli?re de chaque pays. Jusqu'? pr�sent je ne lui ai
donn� aucune le�on suivie. Tout s'est fait en jouant et en construisant des arbres chronologiques pour orner
sa chambre. Ila pris tant de plaisir ? la lecture des C�sars de Julien, qu'il me l'a d�j? fait r�p�ter trois fois,
et toujours dans des jeux diff�rents de son invention.
Les estampes m'ont aussi �t� d'un grand secours pour lui apprendre non seulement un grand nombre
de faits historiques, mais aussi la fable, les antiquit�s et les premiers �l�ments de l'architecture civile et
militaire, du blason, de l'anatomie, et de l'histoire naturelle. Gr�ce a sa curiosit�, il est peu de choses dont
iln'ait quelque l�g?re teinture; mais comme jusqu'? pr�sent iln'est pas susceptible une attention soutenue,
et que d'ailleurs iln'aime point a ?tre examin�, il n'est pas facile de juger ses progr?s.
Dispositions g�n�rales par rapport aux sciences. En g�n�ral le Prince a tous les dons
n�cessaires pour faire des progr?s consid�rables dans les sciences.
La m�moire. Ila beaucoup de m�moire. La facilit� qu'il a d'apprendre les langues, en est une
des meilleures preuves. Si l'on en jugeait par la peine qu'il a de retenir un compliment des plus courts, on
serait tent� de croire pr�cis�ment le contraire. Mais je me suis convaincu par divers essais que s'il a tant
de peine a apprendre par c?ur, c'est moins la faute de sa m�moire que de son attention* Tout ce qui
1 Eine kleine Druckmaschine.
�oljenjoBem -Jahrbuch 190e. 12
        
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