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Miscellanea Zollerana

Full text: Miscellanea Zollerana

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qu'on aurait de la peine ? pardonner ? Londres, et cependant
tout le monde est enthousiasm� de la personne du Roi.
Le prince Henri, fr?re du Roi, se tient constamment
sur sa terre de Rheinsberg, se m?lant si peu et des affaires
et du militaire qu'il n'assiste pas m?me, non plus que le
prince Ferdinand, aux man?uvres que le Roi fait faire ?
ses troupes. Je n'ai pas vu encore le premier, mais le
dernier n'est pas aussi imb�cile qu'on le fait passer dans
le monde; ils'annonce, ? dire la v�rit�, mal, r�p�tant tout
ce qu'il dit, avec une vitesse qui fait qu'on a de la peine
? le comprendre, cependant il parle s?chement, et ? juger
des apparences, l'essentiel de sa maladie pourrait bien ?tre
la jalousie; car on dit que, par un go?t oppos� en tout
sens ? celui du Roi son fr?re, ilaime sa femme un peu
plus qu'elle ne le voudrait. 1
Je crois qu'il n'est personnellement ha? que dune
partie de sa famille, et ceux-l? m?mes savent si bien
dissimuler qu'on [ne] s'aper�oit de rien en public; ce
n'est que par les femmes qui jouissent de la confiance de
la Reine et de la Princesse de Prusse 1, que je pourrai
savoir les particularit�s avec le temps. En attendant, c'est
une chose connue que ces deux Princesses font cause
commune, et qu'elles t�chent d'inspirer leur aversion pour
le Roi au Prince qui doit le succ�der 3, et qu'on pr�tend
que, jusqu'ici, elles ont parfaitement bien r�ussi. Ce Prince,
auquel on ne donne pas un esprit sup�rieur, est grand,
bien fait, affectant un air �tranger et n'ayant, ? l'exception
de l'uniforme, rien de prussien dans son ajustement; il
para�t aimer beaucoup la danse, la chasse, les femmes et
en un mot les plaisirs. Ceux qui le connaissent particu-
li?rement, disent qu'il incline autant ? la magnificence et
? la d�pense que son oncle est port� pour l'�pargne, et
que la m?me contrari�t� des go?ts se rencontre dans ces
deux Princes pour le militaire. En revanche, le prince
Henri, fr?re cadet du Prince de Prusse 3, avec une figure
moins avantageuse� doit avoir plus d'esprit que l'a�n�; il
se fait une �tude particuli?re de flatter le Roi, affectant
d'ailleurs un air tout-?-fait militaire; sans la plaque de
l'ordre on le pr�tendrait pour un petit lieutenant de l'infanterie.
Je n'abuserai point de la patience de Votre Majest�
en Lui faisant le r�cit des bruits qui courent dans la ville
et le pays; je me remets, quant ? cela et pour la derni?re
audience que j'ai eue du Roi2, aux lettres que j'�cris, de
temps a temps, ? Ms. les comtes de Colloredo 3 et de
Kaunitz, et je La supplie tr?s-humblement d'ailleurs de
vouloir dien me pardonner la libert� avec laquelle je viens
de dire mes sentiments. Votre Majest� m'a ordonn� de
Lui faire le portrait du Roi et de sa cour; je m'en suis
acquitt� d'une fa�on que je puis faire serment, non d'avoir
dit l'exacte v�rit�, mais d'?tre convaincu moi-m?me que ce
que j'ai dit, est exactement vrai. Si j'ai mal rencontr�
dans quelques points, ce n'est s?rement pas faute d'appli-
cation, mais de jugement; je suis trop peu courtisan pour
oser me rapporter tout-?-fait sur le mien, et la mati?re est
trop d�licate pour que j'eusse pu recourir ? celui d'autres.
1 piinjeff�n Ciiifc= ?lmnlte, Die IPitoe bes prinjett von preufjert �lugufh
IPilbelm imb Sdjtueftet der legierenden K�nigin Elisabeth-Christine.
�
a 1er nach-
mal\qe K�nig Friedrich -� �DilIielniII. In einem Rend�t vom (8.3�Ii H769 schildert
itftt (5f?f (Sul�ii�S r ,,te Prince a en lui ie germe de toutes les bonnes qualit�s; il
n'y a point lis pays qui ne f?t heureux de l'avoir pour son ma�tre. Mais je luiCrois
1k naiiii trop bon pour 3'cxistence qu'on 'ui a pr�par�e; elle e*t �tablie siir des
inOytns forc�s , fort opposes ? son caract?re , et il faudra qu'il prenne beaucoup
sur lui pour le* maintenir" (p. 21.). Pic zun�chst non Kofer (Forschungen Ml
brtmbeiibu�). u. preufj. (Sefdjidile, Sb. \, 5. 268f.), bnraiif nodjmats �on IDilb in
dem Anhange feines Ruches �Mirabeau� geheime diplomatische sendung nach Berlin"
(5. I52f.; Heidelberg jgoj) �er�ffe lut? te Venllchrift �Catacc?re et Portrait duPrince
Royal de Prusse" i|lnatif Kofers �lngabc yiffientj�nnben ; fie betrifft alfo nidjt, intc
TOiK>, irrig fie in bas 3es prinjen Heiniich int �Vfottenjo�evn tjatjxbni&i"1903, S. ?8ff.
1Prinz Ferdinand, der j�ngste �rtlbet des K�nigs, nur Ende (757 an einer
Stufifencitfsanhung erfranft, von der er stch nicht zu erbolcn vermochte, und fett H7S8
&em Kriege ferngeblieben (pgl.Krieget, �Dos K�nigliche 5et?!o� bei 3erlin
und sein �ErtmiiFr, Prinz Ferdinand von Preu�en", S. H8ff,,Berlin (906). liebet du^
Derb�ttnis bes Prinzen zu feiner Gemahlin. Prinzessin Cuife, hatte schon X?5L der
K�mmerljerv �ruf Cetjnborff in feinem tXagebudje (�Drei�ig 3nr!rc ant Qof* 5rie&ncb,s
Ses Gro�en". t;erausgeg. �on 5diniiot;?�Ben, 5. 262; (Botrjn \$01) vermerkte �?e liebt
sir bis zur Anbetung, aber er h�ngt stch immer !� sebr an sie, da� es einer jungen
ptittjeffm, welche die Zerstreuung liebt, schlie�lich l�stig weiden mu�,"
�
2 Am
t.0. September 1,763 �ber die llusf�tiriingder �fftimmiingen d� fiubetfusburget Friedens
(ugl. p. !.,, A(8). � 3 Graf Colinredt, war tfeid^HmjefqnjIer.
?in Vrief Aatser Wilhelms I. an den Gber-
Pr�sidenten von Dominer� v. Scnfft-pt?fa<^.
die gro�e Zeit bes Jahres 866 noch aktiv erlebt 311 haben und
Ihre Kr�fte dem vaterlande und meinem Dienste gewidmet 311 haben.
Da es nun aber wirklich Ernst wird, Ihren so oft ausgesprochenen
Wunsch 3U erf�llen, so willich doch vorher noch Ihnen einen unter
dein 2. d. M. ausgesprochenen Wunsch erf�llen, und Ihnen ein
Andenken senden, wie Sie es sich erbeten haben. Der beifolgende
5wck ist Ihrem verlangen nach hoffentlich wertlos genug; da� ich
ihn aber gebraucht habe, beweist der abgetragene untere Vefchlag.
m�gen Sie ihn, wenn er nicht zu schwach ist f�r das ?eibcn, welches
Ihnen Ihr wiederholter Veinbrnch verursachen mu�, als ein An-
denken an mich betrachten, der ich zwar nicht bas ITCotto: �Vas
Regiment geht com Stock aus" mehr als zeitgem�� betrachte, da-
gegen freilich k�rzlich beweisen mu�te, da� es com Degen oft aus�
gehen mu�, � der ich aber das Regiment, wie Sie es in so langer
Zeit gef�hrt haben, in Ihrem lieben pomment stets in regster
Dankbarkeit anerkannt habe und anerkennen werde.
Mitgeteilt �on Herman v. p�tersi>orff.
Der Oberpra'ftbent Ernst v. Senfft =pilfad ,^ der seit dem
1,2. September an der Spi^e der Verwaltung pommerns stand,
hatte unter dem �.August seinen Abschied eingereicht. Infeinem
dahingehenden Schreib�! hatte er dem K�nige seinen Gl�ckwunsch zur
Heimkehr aus dem Kriegeausgesprochen und daran die Worte gekn�pft:
�Wie gl�nzend hat die Reorganisation der Armee sich bew�hrt! Und
wie �ber Alles gl�nzend hat sich der Segen des Vu�tages erwiesen,
mit dem Eure Kgl.Majest�t den Krieg begonnen haben! " Der K�nig
dankte ihm Zun�chst unter dem >,5. August: �was das vonIhnen gleich"
zeitig eingereichte Gesuch umIhre Pensionierung anbelangt, so habe
ich dasselbe zun�chst Meinem Staatsministerium zur Verichterstattung
zugehen lassen." Am 2. (�ftober erging bann folgendes Privat"
schreiben des Monarchen an Herrn v. 3enfft�f>ilsach, von dem sich Ab"
schrift beiden Personalakten SenfftZ imGberpr�stdinm 311Stettin befindet: Indem ich mich Ihrer Gemahlin
angelegentlichst empfehle
und w�nsche, da� die sch�ne Witterung den Umzug nach Gramenz'
erleichtern m�ge, verbleibe ich Ihr wohlgeneigter Wilhelm.Schlo� VabelZberg, 5. Oktober !86S.
3ie wissen, da� ich lange gez�gert habe, auf Ihr EntlassungS"
aesuch einzugehen, und jetzt wird es Ihnen selbst lieb gewefen sein.
1 Bas berannte (Put des Obeipr�flbenten n, Senfft' piffcidj Im Kreife Neu�
p�trin, Vezirt �Z�lin.
        
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