Path:
Miscellanea Zollerana

Full text: Miscellanea Zollerana

273
telle qu'elle arrive du Roi; moyennant quoi il n'y a pas
beaucoup ? n�gocier avec eux.
neveu dit lui-m?me, que le palais royal de Berlin,1 I!
fait travailler actuellement ? une vaisselle d'or superbe 2,
probablement pour c�l�brer avec autant de magnificence
les noces prochaines du Prince de Prusse a que l'ont �t�
celles de Son Altesse Royale l'archiduc Joseph,* Comme
Jules C�sar, il �crit sa propre vie et ses campagnes. Il
surpasse Charles XII en n�gligence sur la parure qu'il
pousse jusqu'? la malpropret�, et on dirait que, comme
lui,ila renonc� ? l'usage des voitures, puisqu'il fait tous
ses voyages ? cheval, courant m?me quelquefois comme
un jeune homme. Sa jalousie sur ce chapitre va jusqu'?
l'injustice; car ilpr�tend et me l'a dit ? moi-m?me que
Zieten a mal fait ? la bataille de l'ardu, pendant que
c'est d�cisivement a ce g�n�ral qu'il doit le succ?s de
cette journ�e. 5
Ce Prince a ses heures r�guli?rement distribu�es: i]
se l?ve ? l'ordinaire ? 6 heures du matin, iljoue une demie
heure de la fl?te, en se promenant et en attendant qu'on
lui apporte le caf�. Ils'habille ensuite et travaille jusqu'?
11 heures dans son cabinet. Il va de l? voir monter la
garde, donne la parole et, de retour au ch�teau, il joue
encore de la fl?te jusqu'? l'heure du d�ner. Ilest commun�-
ment assez gai pendant le repas, lequel fini, il se met ?
reposer pendant une demie heure sur un sofa. Le marquis
d'Argens et son lecteur Catt, depuis que d'Alembert est
parti1, sont les seuls qui restent avec lui. Ensuite de quoi
iltravaille ou se prom?ne jusqu'? 7 heures du soir que le
concert commence, auquel , le Roi v jouant lui-m?me,
personne n'ose assister que les musiciens et les plus intimes.
A 9 heures il soupe, et on pr�tend que c'est -l? le train
de vie qu'il m?ne exactement un jour comme l'autre, depuis
qu'il est de retour de la campagne.
Son caract?re est la m�fiance et la dissimulation.
Continuellement sur ses gardes et attentif aux moindres
mouvements de ses voisins, il ne n�gligera s?rement pas
l'occasion de profiter des fautes qu'ils pourront faire. II
est g�n�reux et s�duisant en paroles, poli et gracieux envers
ceux dont il a besoin, mais dur et inexorable, lorsqu'il
s'agit de ses int�r?ts. La religion continue ? n'?tre pour
lui qu'un jeu; iln'en a aucune en effet: t�moins les bro-
chures dont Potsdam inonde le public mais il prot?ge
la protestante, autant qu'il le faut, pour tenir ses voisins
dans la d�pendance et une grande partie de l'Europe dans
ses int�r?ts. 7
Ce qu'on a d�bit� que le Roi ne se m?lait plus du
militaire, est tout-?-fait faux; ilv travaille continuellement
avec plus d'application que jamais. M. d'Anhalt, du vivant
du prince Maurice de Dessau domestique 2 et aujourd'hui
lieut[enant]-colonel, est celui sur lequel ilse repose pour
le d�tail de toute l'arm�e, disant de lui qu'il sera avec le
temps un second Turenne.
Sa politique, pour le pr�sent/ para�t avoir trois objets
principaux, savoir: de mettre ses provinces dans l'�tat dans
lequel elles �taient avant la derni?re guerre; d'avoir une
arm�e bien entretenue et toujours pr?te a tout ce qu'il
voudra entreprendre, sur pied. Le troisi?me est le r�-
tablissement de ses finances. Ce dernier objet est pouss�
si loin que, si un particulier, proportion gard�e, voulait
faire ce que le Roi fait, on le traiterait d'avare et les
moyens qu'il v emploie, de malhonn?tes. 3 Et pour le
premier, ils'attache principalement a r�population, tant en
hommes qu'en bestiaux, jusqu'au point qu'il a tir� plus de
nulle jeunes gar�ons de la maison des orphelins de Pots-
dam, pour les distribuer dans diff�rentes provinces, et qu'on
dit qu'il veut composer son arm�e de deux tiers d'�trangers,
pour pouvoir renvoyer ses sujets.
Ce qui para�t inconcevable ici, est de voir un m�-
contentement universel dans tous les �tats; la noblesse et
l'officier ne se m�nage que dans les expressions, le peuple
et le soldat parle contre le gouvernement avec une libert�
5 Als �Sanfutonn?bc" hat auch der K�nig z?ya gegen�ber feinem damaligen
rjorlffpr., Marquis ?u($efmi, den Bau des Reuen palaU bezeichnet (�gl, Vischuf, �Ge-
spr�che Friedrich^ bes Gro�en ', 5. 185; Ceip3tg HSS5). lieber den Eindruck demselben
auf die Zeitgenossen vgl. da� Sdjteitien der Canbgrdfin Caroline von ijeff�i;Darmftabr
nom (9,Juli 1769. Me es mit einem �Feenfchlotz" �erglich (�gl. W?itber, �Briefiuedjfel
ber (�ro�en Cati�gr�firc Caroline uon t)fffen", Sb. 2, S. 92; IDicn J8??).
� * ?J ut
�Komplettierung" d� goldenen �ernkes von {71^, wie der K�nig (763 selbst bemerft.
Vie Fertigstellung erfolgte biz Mai l^?b5, vgl. Selbe! , �Der Kilber' und (Sotbfd'j�tj
der Cofy�ij�lfern im KotiigUdjen Stoffe ;u Serftn ", 5. 55 ff. (�erlirt. offne
3at)r). � � Erst Juli *Z65 verm�hlte sich der preu�ische (Thronfolger jrU&cid^tDUbcim
mit der prinjefftn 4lifabeir| von Itanmf�puct^. � * Uli� bet 3nfditlitt Habella
von piirmu [760. � � �>a(j der uon dem K�nig gegen 3'Eten erl(ob�ne Vorwurf
berechtigt war. weist Uoser in seinen, iluffafc �ZuiGeschichte der Schlacht bei fforguu"
,rschung?!! zur branbmburg. und prtug. Geschichte^ Vd. 1%, 5. 272 ff.) nach.
�
� man ��gleiche d�z� HilUieys ?lusfftfjrungen �ber Friedrichs Mrlwnschauung (�7>ie
Berliner Akademie bei Miss�>schaftrn , if?re Vergangenheit und ihre gegenw�rtigen
Aufgaben" ftider �Deutschen Nurldschail". Iulcheft J9OQ, 5. \0\); �*Ec Halle nicht nui
bte Dogmen bes ?t)rifletiiiinis, fonbtm t>ie ganje ber jugetixinWe Stimmung
fr�h hinter sich gelassen, er hat!� bei �lletdpl;iff(fabgesagt, der Gedanke der Diesseitigreit
beftitrimle ihn ganz. mie seine� ?�cre3 �der O�ltaiie. Mitherber Festigtril verwarf
er die perf�ttlldje Vorsehung und die Unsterblichkeit. Auf diesen, Standpunkt entsteh�
dem Menschen, dem die Vinde d�s Mahnglaubens oon den Augen genommen ist, die
Aufgabe, die der K�nig am 5*t)I�f der Epistel an den FeldmarfchaU Kfittfin Versen
auZgedr�ltt hat, die de� tucrej w�rdig sind :
Sa passion dominante est sans contredit la gloire.
Peu content de celle qu'il a acquise par ses propres talents
et par son bonheur ? la guerre, ilimite tout ce qu'il croit
la pouvoir augmenter. A l'exemple de Louis XIV et de
Versailles, ilb�tit un ch�teau, plus vaste, ? ce que son
1lltacqlits fe'21rgens unb ?jetnridj be Cnlt, feit 17C8 fein Porjefer, m�reii
dem li�nig w�hrend des 5lebenj�hrigen Krieges besonders nahe getreten (ogl. feine
Morretponben3 mit b'�lrgens in den �?uvres de Fr�d�ric 1* Grand", herc>U5geg. pou
preutz, Bb. \% Stilin 1.852, und Catt5 �Unterhaltungen mit Friedrich bem Gro�en",
her��5geg, von Xofer, �pnblicatlonen aus den K. preuft. Htaat�>ichioen", Vd. 22,
leidig (88H:). B'HIenibert hatte als Gast �es K�nigs, d� ihn 311111 Pr�sidenten der
Veilmer �lfdbentif der tvissenschaften zu machen w�nschte, bis Ende August i?63 in
potsbatn geweilt (vgl. die Korrefponbenj mit b'�ltembfrt tu den �?uvres", ob. z^
unb 25, \omie f�r ben Hufenthalt in potsbam 1.765 ba� 9urfj von IDaugcas, �Troii
mois ? la cour de Fr�d�ric 11", paris (886).
� >
vies� Angabe ist falsch, IjemrUt;*
iUi[[)e(in�on Anhalt, dli nat�rliche Sof)n d� Erbprinzen Wilhelm �on Anhalt
3)(ff�u, trat junddjjiunter bem Rainen lUilJjelmiin bi� �lcrtiee etn, tumbe (76t unter
dein Namen �von Anhalt" in den Adelstand erhoben Uni r�ck� bis zum (Seneral^
willen de� K�nigs und Genern Iquartiermeister auf. vgl. auch Aoler, �K�nig
Friedrich lxr G��h�", oft. II,3 3^. � � �'�fierno schobt in sein� Vrnlschrif�
von 1796: F,L'exd:im� parcimonie de ce monarque est moins ce go?t vit par lequel
on tient ? l'argent, qu'une �conomie raiioun�c et n�cessaire ou maintien de �on �tat
Uns, die fein Hirngespinst von H�llenstiafen qu�lt.
Die, reinen Sinnes, nie auf schn�den totjn gejault.
Uns treibt d�i Menschheit Wotjl, die Tugend l��t uns gl�hen.
Nur Cicbe zu bec pffi^t lie� uns bas Vase fliehen.
Gefa�t und ungernrjrt laHt ��s nom �eben scheiden.
Von unserm gro�en llhnn erf�llt die f�nft'gen Zeiten!'
Unter den �pgtatmmer Bcofd;�reit ' sind vornehmlich die �?uvre� du philosophe de
Sanssouci" gemeint, fcle nur f�c Den Ktets ber gebr�ht m�rben, bann aber
iwit�renl� d� Siebenj�hrigen �ritges dnrch 3n&i4Tretion an dl� bttite G�ff?n!�chr>>!
gelangten. � 7 F�r die Frage. �ie �eit leligi�se Momente im Siebenj�hrigen Kriege
mitspielten Und die polit� be*K�nige bestimmte,,, ogl. Hofer, �K�nigFriedrich der Gro�e".
militaire" (p. A')' Sd, II,5. ?03 ff.
ijo^enjo�etn 1907. 35
        
Top of page

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.